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Livres
Publiés
- Notes de lecture ci-dessous –
- « Glissant-Monde », collectif
coordonné par Boniface Mongo-Mboussa, L’Harmattan Eds. , 2012.
- « Dans le lointain du rêve », recueil
de poèmes & illustrations de Parra, textes traduits par David
Sawaya, Eds. Dessables, 2012.
- « La communauté de Pratiques de l’Unesco comme outil de
dialogue interreligieux & interculturel», ed par A.
Verdiani & S. Guetta, Firenze University Press, 2011.
- « Art et
Soutenabilité: Connecter les motifs pour une culture de la
complexité », de Sacha Kagan, transcript
Verlag, 2011.
-
« La Voie – Pour l’avenir de
l’humanité » d’Edgar Morin, Editions Fayard, Paris, 2011.
-
« A la confluence de deux cultures: Lupasco
aujourd’hui », Actes du Colloque International UNESCO, sous la
direction de B. Nicolescu, Ed. Oxus, Paris, 2010.
-
« L’imaginaire des Langues » d’Edouard Glissant,
Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009), Ed. Gallimard, 2010.
-
« Transdisciplinarité et Transversalité –
Epistémo-logiques chez Edgar Morin » d’Auguste Nsonsissa, Ed.
L’Harmattan, Coll. Ouverture philosophique, Paris, 2010.
- « Epistémologie et Transculturalité : Tome 1 : Le
paradigme de Lupasco ; Tome
2 : Le paradigme de Canguilhem » de Jacques Chatue aux
éditions L'Harmattan, Paris, Collection Epistémologie et Philosophie
des Sciences, Tome 1 (2009), Tome 2
(2010).
- « Rencontres
Poétiques – Anthologie des Sept poètes de 3 continents et
dans les 4 langues du Sommet d’Envol de la Grue – »
avec la participation de G. Droogenbroodt, E. Kahan,
G. Friedenkraft, J.S. Mohan, M. Richter, M. Young, Y. Hsi, Editions de La
Jointée, Paris 2010.
- « Rencontre
de la science et de l’art – L’architecture moléculaire du vivant - de Jeannine Yon-Kahn, Editions EDP Sciences, 2010.
- « De
l’intérieur du monde : pour une philosophie des
relations », de Michel Bitbol, Editions Flammarion, Paris, 2010.
- « La
création, définitions & défis contemporains » présenté par
l’Institut Charles Cros sous la direction de Sylvie Dallet, Georges
Chapouthier &
Emile Noël, Editions
L’harmattan, Collection Ethiques de la Création, Paris, 2010.
- « Philosophie de la Relation » poésie étendue d’Edouard Glissant, Editions Gallimard, 2009.
- « L’expérience
poétique - Regards croisés de cinquante et un
poètes contemporains - », Saraswati n°10, Editions de
l’Atlantique, 2009.
- « Kant et le chimpanzé », de Georges
Chapouthier, Editions Belin, Pour la Science, Paris, 2009.
- « Ce qui fait danse : de la
plasticité à la performance »,
avec Michel Guérin, R. Labrusse, C. Matossia & L. Richir, Editions
La Part de l’œil, Bruxelles, 2009.
- « Le cadre de la peinture », de Patricia
Signorile, Editions Kimé, Collection Esthétiques, 2009.
- « Qu’est ce que la réalité ?
» Réflexions autour de Stéphane Lupasco, ouvrage de Basarab
Nicolescu, Editions Liber (Québec, Canada), 2009.
- « Ambre,
mémoire du temps », de Camille
Coppinger avec la participation d’André Nel et de Georg
Laue, Editions Thalia, Collection Patrimoines du monde, 2009.
- « Philosophie des Sciences »
de Michael Esfeld, Editions Presses Polytechniques Universitaires
Romandes, Lausanne, 2009.
- « Traité de la
lumière » de Libero Zuppiroli,
Marie-Noëlle Bussac, photographies de C. Grimm, Editions Presses
Polytechniques
Universitaires Romandes, Lausanne, 2009.
- « L’Art ou la
plasticité de l’esprit » d’Eric Combet, Editions
Ellipses, Paris, 2008.
- « L’Epissure des mots » de Marc-Williams Debono aux
Editions L’harmattan, Collection Poètes des Cinq Continents,
Paris, 2008.
- « Chroniques de
l’étonnement - De la science au poème - »
de Maurice Couquiaud aux Editions L’harmattan, Collection Critiques
Littéraires, Paris, 2008.
- « Entendre l’esthétique
dans ses complexités » de Louis-José Lestocart aux
Editions L’harmattan, Collection Ingenium, Paris, 2008.
- « Transdiciplinarity: Theory
and Practice » sous la direction de
Basarab Nicolescu, Hampton Press, Cresskill - New Jersey,
USA, 2008.
- « Logic in Reality » A la redécouverte de
Stéphane Lupasco: La Logique de la Transdisciplinarité,
de
Joseph E. Brenner aux éditions Springer-Verlag, 2008.
- « Les théories du langage du XXe
siècle. De la biologie à la dialogique. » de
Paul Ghils, Academia Bruylant, 2008.
- « Culture et cultures »,
sous la direction
de Réda Benkirane et Erica Deuber Ziegler, avant-propos d'Edgar Morin,
Gollion: Infolio Editions, Genève:
Musée d'ethnographie, Collection. Tabou 3, 2007.
- « Le
syndrome de Diogène » de Régine Detambel,
Editions Actes Sud, 2007.
-
« L’être humain, l’animal et la
technique » sous la direction de Marie-Hèlène
Parizeau et Georges Chapouthier, Les presses de L’Université
Laval, Québec, 2007.
- « Les dialogues
stratégiques » sous la direction de Véronique
Anger, Des Idées et des Hommes 2007.
- « Philosophie des
sciences de la matière » de Ludovic Bot,
L’Harmattan 2007.
- « Queimado por Azul »
par Ana Leonor Madeira Rodrigues, Assirio & Alvim 2007.
- « Valéry et la
méditerranée » sous la direction de Patricia
Signorile, Edisud 2006.
- « Penser, c'est-à-dire ? Enquête neurophilosophique » de
Dominique Laplane, A. Colin 2005.
-
« De la science à la philosophie : y a-t-il une unité
de la connaissance ? » sous la direction
de Michel Cazenave, Albin Michel
2005.
- « La Méthode VI
- Ethique », de Edgar Morin, Le Seuil 2004.
- « L’Univers sans repos ou l’essence
première du mouvement », d’Eric Bois, Peter Lang 2002.
-
« Emotion et
Musique », édité par Françoise
Russo-Marie et Frédéric Rossille, EDK, 2000.
Article publié dans La lettre du Musicien, 2001.
- Oeuvres de Jean-Jacques
Werner
-
« La légende
maudite du vingtième siècle» de Anne
Dambricourt, La Nuée bleue
2000.
- « Transdisciplinarité », 1er
Congrès mondial d’Arràbida (Portugal), Hugin 1999.
- « L’Ere des Plasticiens », de M-W Debono, Aubin Editeur 1996.
- « Sciences et Imaginaire », sous la direction
d’Ilke Angela Maréchal, Albin Michel, 1994.
Notes
de Lecture
Publication du livre «La commauté de Pratiques de
l’UNESCO comme outil de dialogue interreligieux & interculturel
», dirigée par Antonella Verdiani & Silvia Guetta aux
éditions Firenze University Press, 2011.
Entre 2008 et
2009, la communauté de pratiques de l’UNESCO pour le
développement de
l’homme et de la Culture de Florence a coordonné un projet
d’envergure en faveur du dialogue entre les religions et entre les
cultures qui a réuni des chercheurs internationaux, des
Universités et d’autres chaires de l’Unsesco. Ce livre,
préfacé par Sonia Bahri, réunit tous ces
témoignages. Il décrit en première intention
l’expérience d’éducation à la culture de la
paix menée dans le cadre de la chaire transdisciplinaire (TD) de
l’Unesco, dont les co-éditrices, Antonella Verdiani et Sylvia
Guetta nous présentent le contenu, le défi lancé et les
enjeux liés à la compréhension des notions
d’interreligiosité et d’interculturalité dans le
cadre agité de l’économie de marché et des conflits
mondiaux. Paul Ghils s’attardera ensuite sur l’importance des
communications multilingues et multiculturelles dans ce contexte, tandis que
Paolo Orefice étendra ces notions à la méthodologie, au
développement humain et à la connaissance créatrice. On ne
peut citer toutes les contributions axées sur la nécessité d’un
dialogue étendu entre les cultures, les religions et les hommes (Olivier
Arifon, Joshua Stanton, Sana El Bizri…) ainsi que les moyens
d’éviter les conflits fratricides issus de ce manque de dialogue.
Enfin, les travaux d’approche menés pour
l’élaboration de chaires TD dans les Universités sont
illustrés par les expériences de terrain de Mariana
Thieriot Loisel, notamment en Afrique du Sud, ainsi que les propositions de chercheurs transdisciplinaires tels
qu’Ubiratan D’ambrosio, Marc-Williams Debono ou Patrick
Loisel. Dans l’ensemble, cet
ouvrage, précurseur en matière de CoP TD, comporte un panel
absolument unique de témoignages, d’éléments
pédagogiques, de pistes de recherche et de propositions concrètes
émanant d’une
communauté internationale de penseurs (Brésil, Canada,
Etats-Unis, France ’Italie) se penchant sans esprit d’école
sur les enjeux capitaux de l’établissement d’une paix
durable dans le monde. (276p, version
papier & e-book disponibles), 2011.
Note of M-W Debono
Publication aux éditions L’harmattan du livre : «
Glissant-Monde », Collectif coordonné par Boniface
Mongo-Mboussa, 2012.
« Le
siècle d'Edouard Glissant. Tel aurait pu être le titre de ce
dossier. Mais la formule est aujourd’hui galvaudée. Il reste
qu'Édouard Glissant a marqué de son empreinte cette
deuxième moitié du siècle en pensant la complexité
du monde contemporain en terme de Relation. C'était là une
stratégie du discours visant à récuser l'universalisme
abstrait au nom duquel on a parfois justifié l'injustifiable et
imposé l'absolu de l'Être. Or, Édouard Glissant rêvait
d'un monde régi par une pensée archipélique qui "en
emprunte l'ambigu, le fragile, le dérivé", voire le
détour. Mieux : Edouard Glissant a pensé notre monde en
poète. Ce qu'il appelait "l'intraitable beauté du
monde". Une beauté qui a nourri Africultures. Une telle
générosité méritait bien un hommage. Ce faisant,
nous nous acquittons de notre dette. »
Note de
l’Editeur (AF n° 87)
Publication aux éditions transcript du livre : « Art
et Soutenabilité : Connecter les motifs pour une culture de la
complexité » de Sacha Kagan, 2011.
« Quelle est la dimension culturelle de la durabilité ?
Ce livre offre une réponse qui fait réfléchir, avec une
synthèse théorique sur des « cultures de
soutenabileté ». Décrivant comment la modernité
s'est dégénérée dans une culture de
l’insoutenabilité, à laquelle les arts contribuent, Sacha
Kagan nous engage dans une révision fondamentale de nos manières
de connaître et de voir le monde. Nous devons apprendre à ne pas
avoir peur de la complexité, et à ranimer une sensibilité
aux modèles qui se relient. Avec une vue d'ensemble d'art écologique
au cours des 40 dernières années, et un examen d'art et de
changement social, le livre évalue le rôle potentiel de l'art dans
un processus si nécessaire de transformation ».
Note de l’Editeur
Publication aux éditions Fayard du livre : « La
Voie – Pour l’avenir de l’humanité »
d’Edgar Morin, Paris, 2011.
Le vaisseau spatial
Terre continue à toute vitesse sa course dans un processus à
trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement. Tout
est désormais interdépendant, mais tout est en même temps
séparé. L'unification techno-économique du globe
s'accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions
économiques, de la dégradation de la biosphère, de la
crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité. Une
multiplicité de crises est ainsi enchevêtrée dans la grande
crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir
l'humanité. Où nous conduit la voie suivie ? Vers un
progrès ininterrompu ? Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la
pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes
religieux et stimulé celle du capitalisme financier. Elles enserrent de
plus en plus le monde de leurs tentacules. La diminution de la pauvreté
se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel,
mais également dans un énorme accroissement de misère.
Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C'est ce qui paraît
probable si nous ne parvenons pas à changer de voie. Edgar Morin pose
ici les jalons d'une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner
par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire
à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a
engendré les sociétés historiques à partir des
sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs. (Directeur de
recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et
indiscipliné, l’auteur de La Voie est connu pour avoir
conçu la « pensée complexe »).
Note de l’Editeur
Publication aux éditions Oxus du livre: « A la
Confluence de deux cultures, Lupasco aujourd’hui », Actes du
colloque international UNESCO (24 Mars 2010), sous la direction de Basarab
Nicolescu, Paris, 2010.
Stéphane
Lupasco nous a laissé une œuvre immense en ce qu’elle touche
à l’essence même des choses : confluence des cultures
et des humanités, logique du contradictoire et philosophie du tiers
inclus. Comme Cioran, Tzara,
Fondane ou Ionesco, le génie Roumain de Lupasco semble culminer
dans le terreau de la créativité Française. Cependant, il
détient ce rare pouvoir d’aimantation qui séduit autant le
littérateur que le scientifique, dépasse
l’élégance de la démonstration pour atteindre la
transculture, la dynamique interne
de la logique. Et là, tous se retrouvent, comme le montre parfaitement
cet ouvrage. L’historicité en marche y est ainsi
illustrée sur le plan du jugement, de la modernisation ou de
l’intégration de l’ex-tiers exclu dans le monde
d’aujourd’hui (Patapievici, Cioroianu) ; sur le plan des trois
éthiques et de la raison (Malherbe) ; sur le plan du sacré, de la
trinité et de son versant ternaire, de la reliance ou de la
coïncidence des opposés (Chirilà, Magnin, Morin) ; sur
le plan de la translittérature drainée par Horia et du langage,
pur, impur, de ses dialogiques croisées, de son orientalisme, de ses
origines (Craciunescu, Ghils) ; sur le plan de la psyché, des
affects, des niveaux de réalité et de l’état T
(Cazenave) ; sur le plan de l’épistémologie et de la
rejonction métalogique opérée par Brenner sur le principe d’opposition dynamique
et le tiers inclus logique lupascien ; sur le plan de l’art et des
humanités enfin avec les rectoversions
de De Caso, leur signifiance dans le cadre d’une mise à jour des
Lumières et des passionnantes correspondances ou
« interférences » de Lupasco avec Noica, Mathieu,
Dali, Ionesco, Breton et Bachelard (Soare, Nicolescu). On sort grandi de ces
analyses et développements contemporains poussés de
l’univers du « plus
héraclitéen des penseurs du XXe siècle »,
comme l’a magistralement qualifié Edgar Morin au colloque UNESCO
de Paris.
Note de Marc-W Debono
Publication aux éditions Gallimard du livre: « L’imaginaire
des langues » d’Edouard
Glissant, Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009), Paris, 2010.
Avec
cette série d’entretiens réalisés par Lise Gauvin,
nous pénétrons au cœur de la pensée de Glissant, de
la poétique qui traverse toute son œuvre et l’emmène
à nous délivrer un message extrêmement clair et pertinent
sur les origines et le devenir du langage.
Exit toute approche monolingue refermée sur elle-même, sur
une infraculture, une élite ou un
microcosme et bienvenue aux littératures qui s’ouvrent
à la pluralité du « chaos-monde », à
la « poétique du divers », à une
présence au véritable imaginaire des langues. Telle est la voie
que nous trace Edouard glissant, en s’appuyant à la fois sur
l’historicité et la stase actuelle de la langue française
et sur son renouveau au travers des « maquis de
langues », de la créolisation, de ces langages neufs, en
mutation, en partage, en relation. Langages à bâtir, qu’il
faut distinguer des créolismes ou des régionalismes, car toutes
les langues contiennent et dépassent ces notions. Ainsi en est-il des
langues de la Caraïbe, des Antilles, des Amériques ou encore du
pays basque. C’est pourquoi le rôle de l’écrivain, et
du poète en particulier qui n’a jamais eu peur de déconstruire,
de réorienter, d’inventer la langue devient primordial
aujourd’hui. Il a entre autre la tâche de nous
désidentifier, c'est-à-dire de nous sortir de « l’identité-racine unique » que
Glissant dénonce au profit d’une
« identité-rhizome », de nous désaliéner
de la rigidité de la langue et de tous ses ascendants socioculturels
pour nous permettre d’éclater les rhétoriques, les
unicités de tout bord. Pour nous permettre d’épouser les
lieux , les imaginaires, la « totalité-monde »
plutôt que se lancer dans une recherche éperdue des universaux,
souvent profitables ou rapportés à une culture confrontée
à une autre. Une fois encore l’archipélisation des langues
et des savoirs est en marche. C’est la seule alternative aux monolithes
systémiques, à la déperdition des langues, des
littératures mercantilisées, voire même des transcultures
qui s’enferment dans le concept. C’est le seul moyen de voir
éclore ce monde incréé – « à créer et qui est
déjà là » –, de changer « l’imaginaire des humanités ».
S’agit-il d’une nouvelle utopie ? Oui, répond sans
ambiguïté l’auteur, à condition de repenser cette
notion, de redéfinir la place de l’imaginaire dans notre
appréhension de la réalité. L’utopie, dit-il en
substance, « sera un sens aigu
d’une poétique de la relation […] c’est ce qui manque,
c'est-à-dire ce qui permet d’aller dans l’accumulation
jusqu’au bout de la quantité d’éléments qui
constituent le tout-monde. De sorte qu’on essaie qu’il en manque
aucun. » Ainsi, Glissant montre la puissance
insoupçonnée de l’action poétique sur le monde, sa
suprématie par rapport au fait politique ou au brassage culturel
aveugle. Et il nous donne un formidable espoir en pointant du doigt ce
bouleversement en marche au sein de la structure même de la pensée.
Bouleversement qui ne cherche pas à théoriser ou à
humaniser à tout prix, mais à exploiter le potentiel imaginaire
de l’homme dans ce qu’il a de plus prégnant : la langue
qu’il parle et qu’il écrit.
Note de Marc-W Debono
Publication aux éditions L’Harmattan du livre:
« Transdisciplinarité et Transversalité –
Epistémo-logiques chez Edgar Morin » de Auguste Nsonsissa, Collection Ouverture philosophique, Paris, 2010.
Cet
ouvrage aborde un thème épistémo-logique qui
reflète l'orientation actuelle de la pensée scientifique chez
Edgar Morin : la prise de conscience par les scientifiques contemporains qu'une
science n'est plus à même d'expliquer exactement la
réalité dans sa complexité et qu'elle est invitée
à s'ouvrir à d'autres perspectives non accessibles par sa propre
méthodologie, ayant pour tâche de fondre et non de confondre les
connaissances humaines en un Savoir capable de relever le défi de la complexité.
Note
de l’éditeur
Publication aux éditions L’Harmattan du livre:
« Epistémologie et Transculturalité de Jacques Chatue. Tome 1 : Le paradigme de Lupasco, Tome 2
– Le paradigme de Canguilhem », Collection
Epistémologie et Philosophie des Sciences, Paris, 2009-2010.
Tome 1 : Les considérations relatives à la
coexistence avérée des cultures font désormais partie
intégrante des questions essentielles à l'ère de la
mondialisation. Cependant, le contenu auquel renvoient les concepts qui y sont
relatifs n'est guère évident. L'un de ces concepts est celui de
"transculturalité". Ce premier volume étudie les
tenants et les aboutissants du "mouvement transdisciplinaire" qui, de
Stéphane Lupasco à Edgar Morin, fondent une perception
singulière des rapports entre cultures. Tome 2 : Dans une
proximité questionnante à l'épistémologie des
normes qui court de Georges Canguilhem à Michel Foucault et Pierre
Bourdieu, en passant notamment par Gilbert Simondon, la thèse ici
défendue est que le doublet
"épistémologie-transculturalité" nous met sur la
voie d'une alternative réellement forte pour résister au
"complexe de culture de l'occident". Préface de Jean Bove.
Note
de l’éditeur
Publication aux éditions La
Jointée du livre : « Rencontres Poétiques – Anthologie des Sept poètes
de 3 continents et dans les 4 langues du Sommet d’Envol de la
Grue – » sous la direction d’Ernesto Kahan, avec la
participation de G. Droogenbroodt, E. Kahan, G. Friedenkraft, J.S. Mohan, M.
Richter, M. Young, Y. Hsi, Paris 2010.
Cette anthologie à sept voix répond à
plusieurs défis. Celui de la fraternité tout d’abord, en
s’ouvrant au monde cosmopolite, en affirmant les valeurs de la paix
universelle et de la richesse du brassage entre les peuples et les continents.
Celui de la rencontre entre la science et l’art en second lieu ;
chacun des auteurs assumant la double tutelle du chercheur et de l’écrivain.
Celui de l’écriture et du langage enfin, en réunissant des
poètes de culture différente et en faisant dialoguer les genres,
les styles et les ouvertures vers de riches mondes intérieurs. Mais le
défi le plus grand est sans doute d’avoir relevé la gageure
de la traduction des poèmes, tâche qui pour beaucoup parait
impossible… Et c’est probablement l’histoire de cette
anthologie, née d’une rencontre d’experts - tous membres du
congrès mondial de la poésie - au forum du XXIe siècle
baptisé : « Sommet d’envol de la Grue »
à Taipei en 2007 sous la présidence du Dr Yu Hsi, qui explique
cet exploit. Rencontre ouverte à tous les arts, à la religion, la
fraternité et la littérature qui a vu l’éclosion de
la publication quadrilingue de poètes venus d’Europe, d’Asie
et d’Amérique. On
verra ainsi s’y côtoyer les haïkous de l’européen
Georges Friedenkraft et ce long poème en prose lyrique intitulé « La
route » du Taiwanais Yu Hsi, Mnémosyne et le voyage jusque
dans l’holocauste de l’Israelo-Argentin Ernesto Kahan, la
bienheureuse immortalité de l’indien Justice S. Mohan,
l’univers intime du Tchécoslovaque Milan Richter ou encore les doutes de Maurus Young qui
arpente en toute liberté les géographies, est
chez lui de Beijing à Paris.
Ce livre est ainsi un défi humaniste, poétique et la
démonstration brillante du travail dans la langue et au delà de
la langue…
Note de M-W Debono
Jeannine Yon-Kahn explore avec une curiosité dévorante
l’architecture du vivant dans un esprit humaniste, esthétique et
d’emblée tourné vers une modernité attentiste
et non pas repliée sur elle-même. Elle appelle le lecteur, au
travers de la double hélice comme structure et symbole à lire le
livre de la nature sous l’œil bienveillant de Kant, Galilée,
Platon, Canguilhem et Poincaré, cité en exergue et à
plusieurs reprises dans l’ouvrage: « Ce n’est que par la science et par l’art que valent les
civilisations ».
Le livre est en effet centré sur la biologie structurale et fait
naître à chaque page des analogies troublantes entre le microcosme
et le macrocosme, entre les motifs architecturaux ou le repliement des
protéines et les œuvres d’art. Ainsi l’occurrence de
l’hélice de l’ADN omniprésente dans
l’architecture des cathédrales (colonnades), l’occurrence du
méandre Bêta dans le tchi des tapis persans, dans l’art
amérindien ou dans le fameux serpent à deux têtes
aztèque, l’occurrence du trèfle dans la représentation
médiévale du triskèle ou encore la symbolisation du Tao
dans les oligomères à symétrie cyclique. On retrouve ces
harmonies au niveau supramoléculaire où les assemblages entre
protéines et enzymes conduisent à l’élaboration
d’architectures complexes et réellement fascinantes comme les
virus dont on peut retrouver des représentations symétriques
identiques dans les mandalas tibétains. L’auteur ne se contente
pas d’illustrer ces propos mais nous donne les principes
physicomathématiques pouvant régir ces caractères
géométriques universaux. Elle s’appuie sur de nouveaux
modèles thermodynamiques et cinétiques comme le jigsaw puzzle issu du système
unifié d’entonnoir de repliement ou sur des études de stabilité
conformationnelle des protéines. La conclusion s’impose
d’elle-même : on ne peut plus admettre de dualisme entre
vérité « scientifique » et beauté
« artistique ». La démarche esthétique du
poète, du sculpteur converge avec celle du scientifique. Il n’y a
pas de vérité absolue ou en tout cas comme Popper le dit, on ne
peut l’atteindre (en tant qu’épistèmê). De
même, les critères de la beauté se discutent selon les
conceptions philosophiques de Platon, Kant, Hegel ou Adorno qui dit en
substance dans une citation de l’ouvrage : « L’art vise la vérité, il
n’est pas immédiatement la vérité ; en ce sens
la vérité est son contenu essentiel ». Ainsi, art
et science sont en résonance dès qu’ils atteignent
l’un de ces deux critères d’authenticité. Jeannine
Yon-Kahn nous montre que l’observation du vivant, sa morphogenèse,
ses transformations, ses architectures sont autant d’approches
d’une esthétique ou d’un langage commun entre les formes
naturelles et crées par l’art.
Note de M-W Debono
Michel Bitbol repense dans ce livre la théorie de la connaissance pour l'adapter
aux découvertes de la science du XXe siècle. La physique
contemporaine rend cette démarche nécessaire: elle porte de moins
en moins sur des choses et de plus en plus sur des relations. Si bien que
l'image baroque de relations flottant en l'air sans appui sur les choses, d'un
"sourire de chat sans chat" pour paraphraser Lewis Carroll, se fait
jour de manière insistante. Comment comprendre des relations qui
préexistent aux objets ou aux propriétés qu'elles
unissent? Une analogie est mobilisée pour élucider ce
mystère: si la droite et la gauche se définissent par leur
relation mutuelle, c'est que cette relation est orientée à son
tour relativement à notre corps. Ici, comme en physique quantique, seul
un supplément de philosophie relationnelle permet de résoudre les
énigmes des relations. Seule la reconnaissance de notre situation
à l'intérieur du réseau interconnecté du monde
lève les paradoxes nés du rêve de le voir comme de
l'extérieur. Le problème est qu'une résistance culturelle,
dont le fil est retracé de Platon jusqu'à Russell, fait obstacle
à l'indispensable radicalité de la pensée des relations.
Une thérapie de cette résistance est cherchée dans la
philosophie de Nâgârjuna, penseur indien du 11e siècle,
auteur de référence de l'école bouddhique de la "voie
moyenne". Car cette philosophie, loin de minimiser la corelativité
des phénomènes et leur absence (ou vacuité) de nature
propre, la prend pour prémisse de sa tension éthique vers une
manière d'être ouverte et disponible. Une réflexion
originale permettant de comprendre comment une épistémologie peut
avoir partie liée avec la quête existentielle.
Note de l’éditeur
L’Institut Charles Cros met
l’accent sur les nouveaux défis de la créativité
humaine tant en sciences, où le chercheur, « ce rêveur
méthodique » selon Sylvie Dallet, doit s’ouvrir
aux arts, à la mutation des
savoirs, qu’en art où la création picturale, écrite
ou musicale absorbe, filtre, décante les découvertes de la
science contemporaine. Ce qui les relient ? A la fois, la recherche d’une
transversalité et d’une éthique commune, les chercheurs
ouverts étant aujourd’hui enfin convaincus qu’il faut
dépasser les clivages et aller enfin vers la transdisciplinarité.
Mais ce livre ne se contente pas d’amorcer le dialogue, il pousse le
lecteur à découvrir des univers qui habituellement se
disjoignent, l’entraînant aux frontières du cerveau
créateur (Bongiovanni, Chapouthier), à mesurer les liens entre
l’image et la poésie ou l’art cinématographique
(Braffort, Dallet), à intégrer l’historicité du
vivant (Genermont, Le Taillanter) comme de l’humanité (Arnould,
Ferro, Genermont, de Lamberterie, Jacquot, Watteau) ou encore à
pénétrer « au bord du chaos » (Heudin,
Boulanger) par le biais des structures géométriques ou des
émergences de formes. L’interrogation psychanalytique n’est
pas en reste avec E. Noël ou G. Maurey, tandis que d’autres aspects
abordent le plan des valeurs culturelles, de la chorégraphie, du
théâtre ou encore de l’art culinaire (This). On voit bien
à cet énoncé la richesse de l’ouvrage et aussi
l’impossibilité de le résumer (plus d’une vingtaine
d’essais originaux de chercheurs et d ‘artistes polyvalents). Ce
qu’on peut dire, c’est qu’il reflète non pas un
énième état des lieux de la création contemporaine,
mais le fait que c’est la création elle-même qui est
fédératrice et motrice au sein des disciplines. Et ce livre en
est la preuve, faisant fi des tabous sur la religion, perçant la
créativité du vivant, unissant art et science dans ce
qu’ils ont de fécond, montrant des hommes qui s’interrogent
sur la sémantique du monde, sur les mythes et la volupté de la
création.
Note de M-W Debono
Ce livre développe une
nouvelle représentation du monde, la nouvelle théorie de la
"relativité d'échelle", qui prend en compte par
construction toutes les échelles de la nature. Le "principe de
relativité d'échelle" postule que les lois fondamentales de
la nature doivent être valides quel que soit "l'état
d'échelle" du système de référence. Il
complète ainsi le "principe de relativité" de
Galilée, Poincaré et Einstein qui s'appliquait seulement aux
états de position, d'orientation et de mouvement. Dans son cadre, la
géométrie "courbe" de l'espace-temps de la
relativité d'Einstein peut être généralisée
à un espace-temps fractal. La loi fondamentale de la dynamique prend,
dans une telle géométrie, une forme quantique, en particulier
celle de l'équation de Schrödinger, qui peut être
généralisée pour ne plus forcément dépendre
de la constante microscopique de Planck, ce qui permet d'envisager l'existence
d'effets quasi quantiques macroscopiques d'un type nouveau. Cette
théorie a des applications potentielles multiples et certaines de ses
prédictions ont été testées avec succès, en
astrophysique (structures gravitationnelles, en particulier
exoplanètes), en cosmologie (constante cosmologique), en physique
(constante de couplage forte), en paléontologie (arbre de
l'évolution) et en économie (chronologie évolutive des
sociétés). En biologie enfin, elle permet une nouvelle approche
de la question de l'auto-organisation et de la formation et l'évolution
de structures.
Note de l’éditeur
Publication aux
éditions Gallimard de «Philosophie de la relation »,
d’Edouard Glissant, 2009.
Parmi les
échanges incessants qui se nouent sur le plan culturel, le Tout-Monde tient une place
essentielle. Hier, cinq continents, quatre races, plusieurs grandes
civilisations reliées par des périples et des découvertes
nombreux, des conquêtes étendues... Aujourd'hui,
qu'en est-il de cette totalité ? Des archipels à la place des
continents, une floraison de cultures au sein desquelles chaque détail
compte. Plus de race mais 'des rencontres multiples qui ouvrent au grand
large'. La poésie seule peut rendre
compte des emmêlements humains et culturels, aussi inattendus
qu'inextricables. Dans ce contexte nouveau comment envisager
le rapport à l'autre ? Edouard Glissant en appelle dans
le présent essai à une 'philosophie de la relation' qui se fonde sur la
différence. Il y expose le refus de l'identique et de l'universel qui
ont provoqué tant de dominations et de crimes coloniaux. Il y
défend une diversité consentie, une créolisation du
langage, la mondialité comme face vivante d'une culture mondiale
partagée, le tremblement du monde comme annonce
d'un 'nouvel imaginaire', en d'autres termes de nouvelles
littératures. Dans ce livre, l'auteur propose la poésie comme pensée archipélique, pensée de
l'errance, du tremblement, de l'imprévisible essentiellement non
agressive, mais toujours corrosive.
Note del’éditeur/Evenement.fr
Publication aux
éditions de l’Atlantique de « L’expérience
poétique », Sarawasti n°10, Jonzac, 2009.
Sylvaine Arabo réussit l’exploit de réunir
dans cette revue exceptionnelle un panel de 51 poètes
d’aujourd’hui sur la question centrale de l’expérience
poétique. Tour à tour interrogés sur les missions de la
poésie, leur quête intime du mot, ce qui les a conduit à
écrire spécifiquement des poèmes, quelle en est la
genèse, quels en sont les modes opératoires, comment se
définissent-ils comme poètes, des auteurs comme J. Ancet,
B. Grasset, P. Domenech, A-L Blanchard, J-F Hérouard, R. Nadaus, G. Fredenkraft,
M-W Debono, J-F Crespel, E. Hiriart, M. Cosem, J. Canut, pour ne
citer qu’eux, donnent en toute sincérité la
réplique. Le questionnaire est entrecoupé de poèmes
inédits, de graphismes, de pastels et notamment des gravures originales
de H. & S. Jean. Tout cela conduit à un témoignage unique
tout au long de quelques deux cent pages dévoilant le processus
d’écriture dans sa modernité, dans des espaces-temps
revisités. La parole est enfin donnée ici aux poètes
contemporains, non pas sous la forme d’une énième
anthologie hantée par leurs pairs, saupoudrant leurs talents, mais dans
un esprit de découverte qui interroge, rebondit, montre à la fois
l’éternel travail dans la langue et l’avenir de la
poésie. C’est une exégèse dont le monde
câblé d’aujourd’hui a grandement besoin.
Note de M-W Debono
Publication aux
éditions Belin de l’ouvrage « Kant et le
chimpanzé », de Georges Chapouthier, Paris, 2009.
Nous, êtres humains, sommes issus d'une longue
évolution, minérale et cosmique d'abord, biologique et terrestre
ensuite. Pour certains, nous aurions définitivement rompu avec un
héritage ancestral qui faisait de nous des bêtes. Nous seuls
serions capables du sens du bien et du sens du beau. Nous seuls serions
doués de morale. Il existerait ainsi un fossé infranchissable
entre le grand philosophe Emmanuel Kant et nos cousins les
chimpanzés ! Ou bien, au contraire, faut-il considérer que
la morale et l'esthétique chez l'homme plongent leurs racines dans le
terreau de la "nature" ? Les animaux ne sont-ils pas eux aussi
capables de dévouement pour leurs proches ? Nos cousins les
primates ne peuvent-ils pas éprouver eux aussi des sentiments en face
d'une belle (d'un beau) chimpanzé ? Bref, la découverte des
"cultures animales" n'amène-t-elle pas à concevoir
davantage de continuité entre l'homme et l'animal ? En s'appuyant
sur les connaissances les plus actuelles de l'éthologie et de la
biologie, l'auteur s'attache à démontrer ce que nous devons
à l'animalité et ce qui fait notre être propre. C'est une
nouvelle vision de l'être humain qu'il propose.
Note de l’Editeur
Publication aux
éditions La Part de l’œil, de l’ouvrage « Ce qui
fait danse : de la plasticité à la performance »,
Dossier n°24, avec la participation de Michel Guérin, Rémi Labrusse,
Chaké Matossia & Luc Richir, Bruxelles, 2009.
Ce volume
espère dégager une esthétique de la création, de
l’acte créateur, partant à la fois des tentatives les plus
récentes de la danse pour se donner un espace de pensée et des
nombreuses interactions entre le champ de la danse et celui de la
plasticité, qui tous deux se confrontent aux notions de forme et de
figure, aux relations du mouvement et du tracé par exemple. Le titre de
l’article de
Publication aux
éditions Kimé du livre de Patricia Signorile « Le cadre de
la peinture », Paris, 2009.
Le cadre invente la
peinture et contribue à la naissance d'un concept qui a
révolutionné les domaines du religieux, du politique et de
l'imaginaire. Consacrés par la maîtrise de la perspective,
l'évolution de la position sociale du peintre et les instances de
pouvoir, la peinture et ses artifices servent de métaphore à la
représentation jusqu'à renoncer devant la photographie.
Dès qu'il est devenu un objet autonome, le tableau dans son cadre
contient virtuellement les prémices des crises qui suivront. Des
théories platoniciennes qui condamnent la peinture comme incapable de
produire des vérités, jusqu'au dogme romantique qui attribue
à l'art la capacité d'exprimer la vérité de
l'intériorité, c'est bien la réflexion inaugurale
d'Alberti qui fonde " un examen tout à fait nouveau de l'art de
peindre. " La théorie de la vision développée dans
les écrits de Descartes, corrobore les modalités de cet
apparaître pour le moins paradoxal puisqu'il décline l'être
de la situation dans la situation. L'art, qui fut langage commun de l'inaction
sociale, comme l'écrit Guy Debord dans La société
du spectacle, se constitue en entité indépendante dès
qu'il émerge de son univers religieux, et devient une production
individuelle d'oeuvres autonomes. Mais il marque alors le commencement de sa
dissolution et de sa désagrégation qui se réorganisent
dans le spectaculaire intégral de la société
contemporaine.
Note
de l’éditeur
Publication aux
éditions Liber du livre de Basarab Nicolescu :
« Qu’est ce que la réalité ? »
Réflexions autour de Stéphane Lupasco, Québec,
Canada, 2009.
«Le mot
“réalité” est un des plus prostitués de toutes
les langues du monde. Nous croyons tous savoir ce qu’est la
réalité mais, si on nous interroge, nous découvrons
qu’il y a autant d’acceptions de ce mot que d’habitants sur
la terre. Il n’est donc pas étonnant que les conflits sans nombre
agitent sans cesse les individus et les peuples: réalité contre
réalité. C’est une sorte de miracle que, dans ces
conditions, l’espèce humaine existe encore. Plus de soixante ans
après l’affirmation de Wolfgang Pauli, un des fondateurs de la
mécanique quantique: “[…] la formulation d’une
nouvelle idée de réalité est la tâche la plus
importante et la plus ardue de notre temps”, cette tâche reste
inaccomplie. Et pour illustrer cette quête, je prends, comme cas
exemplaire, l’œuvre de Stéphane Lupasco (1900-1988).
J’ai eu le privilège de partager l’amitié de Lupasco
de 1968 à sa mort. Ce livre voudrait prolonger nos échanges
intellectuels et spirituels au-delà de ce terme. En effet, la
pensée de Lupasco est un système ouvert, soumis à un
perpétuel questionnement constructif. Elle nous aide à avancer
vers une sagesse en conformité avec les défis majeurs de notre
siècle.»
Extrait
du livre
Publication aux
éditions Thalia du livre de Camille Coppinger : « Ambre,
mémoire du temps », Collection Patrimoines du monde, avec la
participation d’André Nel et de Georg Laue, Paris, 2009.
Premier
livre d’art de référence sur l’ambre jamais
publié en France, cet ouvrage exceptionnel réunit
l’ensemble des connaissances historiques, artistiques,
géographiques et scientifiques sur cette matière fascinante.
Très richement illustré, ce beau livre offre aux amateurs
éclairés, aux collectionneurs comme aux néophytes un
panorama complet de l’épopée de l’ambre depuis son
origine. De la préhistoire à nos jours, l’ambre n’a
en effet cessé d’être un sujet d’interrogation et
d’admiration pour l’homme, de nourrir son imaginaire et de susciter
sa création. Amulette ou talisman, chapelet ou bijou rare, objet
usuel ou précieuse marqueterie, aucune autre matière n’est
comme l’ambre présente dans toutes les formes de l’art
décoratif, traditionnel ou populaire, à travers le monde. Les
modes varient avec les cultures et les moeurs, cependant les qualités
singulières de la « résine magique » n’ont
guère évolué depuis l’aube de l’humanité.
Ses vertus secrètes traversent le temps et les civilisations, immuables
et enracinées pour toujours dans le mystère que l’ambre
porte en lui. Ce livre est une invitation à la découverte : celle
de l’ambre, de son aventure et de sa présence dans toutes les
formes d’expressions artistiques. Les auteurs : Camille Coppinger
est fascinée par l’ambre, son aventure et ses énigmes, elle
est devenue au fil du temps une collectionneuse passionnée. La
curiosité et l’étude de la « mystérieuse
résine » l’ont conduite à approfondir ses
connaissances en parcourant le monde à la recherche de l’ambre
sous toutes ses formes : pierres brutes ou polies, bijoux traditionnels ou
objets insolites. Avec cette histoire complète de l’ambre, Camille
Coppinger vous propose de partager son expérience en vous
entraînant dans une passionnante traversée du temps… André
Nel, paléo-entomologiste au Muséum d’Histoire Naturelle
de Paris est spécialiste de l’étude des insectes fossiles
et plus particulièrement de la faune dans l’ambre. Auteur de plus
de 350 publications, André Nel apporte à cet ouvrage un regard
scientifique sur les mystères de l’évolution. Georg Laue,
historien de l’art et grand collectionneur allemand, spécialiste
des cabinets de curiosité et des objets en ambre de
l’époque baroque. Sa contribution éclaire la période
de « l’ âge d’or » de
l’ambre en Europe.
Note de
l’éditeur
Publication aux
Presses Polytechniques & Universitaires Romandes du livre de Michael Esfeld
« Philosophie des Sciences », Lausanne,
2009.
Ce livre est une introduction à la philosophie
des sciences qui se veut accessible aux étudiants. Il résume
l’état actuel de la connaissance, en présentant les
différents concepts et en proposant une évaluation des
résultats fondés et des questions majeures qui restent ouvertes.
Il vise à contribuer au développement d’une nouvelle
philosophie de la nature qui prend en considération les théories
scientifiques, cherchant à élaborer sur leur base une vision de
l’ensemble de la nature: il utilise à cet effet les outils
conceptuels de la philosophie analytique. La première partie de
l’ouvrage dresse un bilan du débat entre l’empirisme logique
et ses critiques. La deuxième partie, la partie principale,
présente les principaux sujets de la métaphysique de la nature en
se focalisant sur la philosophie de la physique. La troisième partie
traite les thèmes de l’unité de la nature ainsi que
l’unité des sciences. Cette deuxième édition
intègre de nouvelles réflexions sur les fondements physiques de
la causalité. Elle ne considère pas la philosophie de la
biologie, qui sera spécifiquement traitée dans un ouvrage
à paraître prochainement chez le même éditeur. Chaque
chapitre contient un appareil pédagogique avec résumé,
questions d’évaluations et propositions de travail, et
l’ouvrage est complété d’un glossaire et d’une
bibliographie exhaustive: il est donc particulièrement adapté
à un support de cours.
Note de
l’éditeur
Publication aux
Presses Polytechniques & Universitaires Romandes du livre de Libero
Zuppiroli, Marie-Noëlle Bussac, avec les photographies de Christiane
Grimm : « Traité de la lumière »,
2009.
Le Traité de
la lumière se présente à la fois comme un livre de science
et un livre d’art. En cultivant cette double allégeance, les
auteurs ont cherché à exorciser les aspects les plus durs de la
technoscience d’aujourd’hui. Or la lumière se prête
bien à cet exercice car elle est source de toute vie et de toute
énergie; à la manière des divinités hindouistes,
elle se présente à l’homme sous de nombreux avatars dont
chacun s’enrichit de multiples sens scientifiques et
métaphoriques. La première partie de l'ouvrage est ainsi
destiné à un public non spécialisé curieux de
comprendre la diversité du phénomène lumineux et
privilégiant les côtés les plus créatifs de cette
investigation, à la fois dans les sciences et dans les arts. La seconde
partie, destinée à des lecteurs plus scientifiques,
complète l'exploration de la lumière par quelques
développements mathématiques importants qui associent cette
étude d'une manière plus rigoureuse. Richement illustré,
tout comme le Traité des couleurs des mêmes auteurs, ce livre
bénéficie de la contribution photographique originale de
Christiane Grimm.
Note de l’éditeur : Plus de details...
Publication aux
éditions Ellipse du livre d’Eric Combet :
« L’Art ou la plasticité de
l’esprit », 2008.
Commencer par une analyse des Ménines, c’est recommencer
là où Foucault, lui-même, commença. Pourquoi ? Parce
que Les Ménines sont en elles-mêmes un commencement : elles
actualisent la puissance essentielle de l’art. Il s’agit de montrer
que le tableau de Velázquez met en œuvre un regard divin,
protecteur de l’infante Marguerite dans un moment particulièrement
sombre de l’histoire de l’Espagne. Cette actualisation de la
peinture comme vision divine permet d’illustrer une première fois
la thèse qui sera celle de tout l’ouvrage : l’art est
l’activité par laquelle l’homme, au lieu de se fixer en son
humanité, la dépasse dans l’immanence même en se
dianouménalisant, c’est-à-dire en traversant (dia) les
formes culturelles et historiques déjà réalisées de
l’esprit (noûs). Cette éprouvante, mais féconde,
plasticité de l’esprit ne cesse, selon l’auteur, de
s’affirmer au cours du temps : elle est déjà
présente, ignorante d’elle-même, dans l’art
préhistorique. Elle connaît une actualisation
particulièrement éprouvante et tragique avec l’art
gréco-romain (la peinture grecque, mais aussi les figures
d’Achille, d’Ulysse, d’Œdipe, d’Antigone, font ainsi
l’objet d’une approche interprétative nouvelle, très
éloignée de l’idée hégélienne de la
belle unité). Enfin, avec nous, aujourd’hui, cette
plasticité débouche sur une déshominisation de
l’existence consciente d’elle-même (l’épianthropisme).
À la lecture de ce livre, qui hégélianise contre Hegel et
maintient l’effort d’une pensée universalisante, on sera
peut-être conduit à penser que notre histoire – celle de
l’art – fut plus audacieuse qu’on ne le croit, et que notre
temps est, quant à lui, moins relativiste et finissant qu’on ne le
dit. Prix Araxie Torossian 2006
Note de l’éditeur
Publication
aux éditions L’Harmattan du livre de poésie
« L’Epissure des Mots » de Marc-Williams Debono, Paris, 2008.
« Souvent des
pensées surgissent d’on ne sait où… »
Ainsi débute ce livre qui cherche à dévoiler un nouvel
espace de pensée, tantôt enfoui dans nos souvenirs troglodytes,
tantôt habité par le phénix des interstices, ce
monde tu, à la lisière et au-delà de qui ne nous quitte
jamais. Sourd alors comme un murmure, une texture, une once de chair et
trois volutes, ce lien ténu qui nous fait homme de paille et homme
du tout. En émerge cette étonnante plasticité des mots,
qui, dans ce qu’elle évoque – nouures et formes
épissées –, dans ce qu’elle traverse – la
plaie d’Eve ou le fond de l’amphore – et dans ce
qu’elle fomente – un mouvement infime de l’épicentre
noétique – donne accès au faîte du miroir. A
chacun d’y trouver sa voie.
Note de l’éditeur : Plus de détails
Publication aux éditions L’Harmattan du livre « Chroniques de l’étonnement – De la science au poème – de Maurice Couquiaud Paris, 2008.
Le devenir de
chacun est tissé de ces explorations, de ces extensions feutrées,
de ces tâtonnements à l’aveuglette, de ces approches
furtives qui sont parfois des rencontres miraculeuses… Nous vivons une
époque de migrations et il est bon que l’intelligence, elle aussi,
soit migratrice, capable de s’adapter à de nouvelles situations,
à des domaines encore en friche… Mais qu’est-ce que
l’étonnement sinon le stade suprême de la
curiosité ? De ce désir insatiable en l’homme depuis
Adam de forcer le coffre-fort de l’irrévélé,
de soulever le masque du caché, de perquisitionner dans
l’inconnu ? Extraits de la préface de Charles
Dobzynski. Ne nous trompons pas sur Maurice Couquiaud. Sous son
apparence bonhomme tranquille se cache un révolutionnaire. Je
prédis que les jeunes du 22e siècle, qui vont vivre,
je l'espère, dans une nouvelle culture - la culture transdisciplinaire,
fondée sur l'unité de la connaissance - vont découvrir en
Maurice Couquiaud un des précurseurs de cette nouvelle culture, qui va
leur permettre d'espérer, de rêver et de bâtir. Extrait
de l’avant-propos de Basarab Nicolescu.
Note de l’éditeur
Publication aux éditions L’Harmattan du livre « Entendre l’esthétique dans ses complexités » de Louis-José Lestocart (2008)
D'où naissent les formes ? Et, au-delà, qu'est-ce que
l'acte de percevoir, de penser, d'écrire ou de créer et surtout
d'interpréter ? La science, depuis Aristote et Leibniz, s'est beaucoup
penchée sur la question de la naissance des formes (Goethe, D'arcy
Thompson, Turing, Thom, Prigogine, Crutchfield). Ces études ont
été à la fois à l'origine de nouvelles techniques
et de nouvelles pensées - comme la science des systèmes,
l'auto-organisation -, et de nouvelles valeurs fondamentales
(rétroaction, récursivité, downward causation). Ces
découvertes prenant leur essor à la fois dans le champ
mathématique, physique, informatique, biologique et
épistémologique, ont cependant très tôt
côtoyé des préoccupations esthétiques. Tout au long
de l'histoire du XX° siècle, des artistes aussi différents
que Duchamp, Kandinsky, Valéry, Schwitters, Cage, Rauschenberg,
jusqu'à des artistes plus récents, se sont nourris à ces
découvertes ou, même, quelques fois, les ont anticipées.
C'est cette histoire qui veut être contée ici. Elle s'entend via
la Complexité et ses formes d'émergences. L'enjeu étant de
tracer l'idée d'une inséparabilité, au moins
épistémologique, entre Art et Science : Unitas multiplex selon Valéry.
Note
de l’éditeur
Publication aux éditions Hampton Press du livre: « Transdisciplinarity : Theory and Practice » dirigé par Basarab Nicolescu (2008).
In this fascinating volume, the contributors make it
very clear that far from being a faddish and superficial phenomenon,
transdisciplinarity is potentially the foundation for a new, and much needed,
approach to inquiry. Transdisciplinarity goes beyond the dualism of opposing
binary pairs: subject/object, subjectivity/objectivity, matter/consciousness,
nature/divine, simplicity/complexity, reductionism/holism, diversity/unity
which have marked the history of ideas for millennia. Because transdisciplinarity
is radical, in the sense that is goes to the roots of knowledge, and questions
our way of thinking and our construction and organization of knowledge. It
requires a discipline of self-inquiry that integrates the knower in the process
of knowing. Nicolescu's vision of transdisciplinarity, and that of the
international contributors to this volume, goes beyond cognicentrism and the
focus on analytic intelligence to propose a new type of intelligence that
reflects a harmony between mind, feelings, and body.
Contents:
Foreword, Alfonso Montuori. In Vitro and In Vivo
Knowledge--Methodology of Transdisciplinarity, Basarab Nicolescu. The
Reform of Thought, Transdisciplinarity, and Reform of the University, Edgar
Morin. Transdisciplinarity and the Plight of Education, Giuseppe Del Re.
Transdisciplinarity, a Path toward Peace: An Impossible Interview with a Poet,
Antonella Verdiani. The Hidden Hand between Poetry and Science, Michel Camus.
Levels of Being and Reality--Ancient Indian Perspective, Kesiraju Venkata Raju.
Where Are You Based ? Jan Visser. Towards an All-Embracing Optimism in the
Realm of Being and Doing, Maria de Mello. Transdisciplinarity and a More
Meaningful Past, Donald A. Yerxa. Perception of Time and Continuity of
Development in Transdisciplinarity Perspective of Cultural Heritage, Paulius
Kulikauskas. Prologemena for a Transdisciplinarity Approach to Esotericism,
Karen-Claire Voss. Transnational Society as a Reasonable Utopia, Paul Ghils. On
the Transmutation of "Violence" into Creative Energy, Jean-Francois
Malherbe and Claude Liberson. Ethics and the Interplay between the Logic of the
Excluded Middle and the Logic of the Included Middle, Diane Laflamme. The Logic
of Transdisciplinarity, Joseph E. Brenner. Transdisciplinarity Approach in
Therapy, Roberto Crema. Transdisciplinarity: A New Approach to Metadynamics and
Consciousness, Marc-Williams Debono. Scientific Research, Fragmentation, and
Self-Awareness, Richard Welter. The Social Construction of Biotechnology: A
Transdisciplinarity Approach, E. Haribabu. Transdisciplinarity Potentials of
Information, Marilena Lunca. Transdisciplinarity Interface in Cyberspace, Rene
Berger. On Connection and Community: Transdisciplinarity and the Arts, Rosemary
Ross Johnston. Design Studies: A Transdisciplinarity Perspective,
Francois-Xavier Nzi iyo Nsenga. Is Transdisciplinarity a New Learning Paradigm
for the Digital Age? Ron
Burnett.
Note
de l’éditeur & Lien où vous pouvez acheter le livre
Parution aux
éditions Academia Bruylant (collection Science, éthique &
société) du livre : « Les théories du
langage au XXème siècle. De la biologie
à la dialogique »,
un
livre de Paul Ghils (2008).
Au début du 21e
siècle, les questions fondamentales posées par les grandes
écoles linguistiques du siècle passé restent actuelles
dans les sciences du langage, les philosophies du langage et les sciences
humaines. Les théories liées au substrat biologique du langage,
aux conditions de la communication, au statut des langues dans
l’imaginaire des communautés, aux mécanismes logiques
qu’elles mettent en oeuvre, à la traduction des cultures dans le
cadre dialogal et interculturel comme à leur affrontement
rhétorique trouvent dans les écoles linguistiques des
réponses diverses, sinon contradictoires. Leurs
présupposés posent la question de leur compatibilité et de
la possibilité d’une science globale du langage. Les diverses théories
proposent par ailleurs des conceptions du sujet, de la pensée, de la
société, des interactions langagières qui mettent en
lumière l’instabilité des frontières disciplinaires
et l’inachèvement de la modernité. La possibilité
d’une conception intégrative du langage et d’une
épistémologie plurielle est à ce titre liée aux
interrogations politiques et éthiques du devenir humain dans ses
expressions les plus contemporaines.
Note de l’éditeur
Parution aux
éditions Springer-Verlag du livre “ Logic in Reality : A
la redécouverte de Stéphane Lupasco: La Logique de la
Transdisciplinarité, ” de Joseph E. Brenner (2008).
"Logic and metaphysics
are intimately connected, as major philosophers such as Kant and Wittgenstein
have always been aware. Moreover, there is no reason to believe that
contemporary views in logic and metaphysics do full justice to either topic.
Brenner’s book, Logic in Reality,
presents a distinctive picture of logic, metaphysics, and their
inter-connection. Drawing on Stéphane Lupasco’s notion of a
T-state, a sui generis,
quasi-physical state emergent between opposites, Brenner provides a theory of
scope that matches some of the classics of 19th century Dialectics. His book
serves as a timely reminder that speculative philosophy can, and perhaps even
should, strive to go beyond the bounds of current orthodoxies." Graham Priest, The University of Melbourne,
Australia. "This book is a revelation, for the
English-language reader, of the extraordinary potential of the work of the
great French philosopher, Stéphane
Lupasco (1900-1988). In an astonishing transdisciplinary
synthesis, the author develops a remarkable series of extensions and
applications of this work to current issues in logic, ontology and
science." Basarab Nicolescu,
author of Manifesto of
Transdisciplinarity. "The rich and colorful modern physics system was
developed on the basis of particle mechanics, in which every object is
represented as a particle, so that the size, shape and internal structure of
the object can be beautifully omitted. Similarly, the development of
modern logics system started with the classical logic, where each proposition
is a point of information with two truth values -- true /false. There is no
consideration of the content, structure, linguistic context and the evolution
of the content. The development of information processing and artificial
intelligence in the past several decades, however, has facilitated the
revolution of logics to take into account proposition content, structure,
linguistic context and the evolution of content. Therefore, various
non-classical logics have emerged, including intuitionist logic, paraconsistent
logic, paracomplete logic, modal logic, natural logic, relevance logic,
multi-valued logic, fuzzy logic, inductive logic, abductive logic, and quantum
logic, etc. Brenner's book, Logic in
Reality, is a star in this revolution of logics. Based on concepts
borrowed from the physics of reality, like dualities and probability, and with
the help of ontologies, Brenner builds a formal logic system that can unify all
non-classical logics to some extent. This is an important event in the
development of logics at present." Professor
Huacan He, Computer Institute of Northwestern Polytechnical University,
Xi’an, P.R.C., Vice-Chairman of Chinese Association of Artificial
Intelligence. "A book to read very carefully. The
author launches a brave,timely,and thought provoking exploration throughout the
vast territories of logic. Indeed, the project of an overarching "logic in
reality", which has to incorporate crucial novelties occurred in the
scientific arena during last decades,represents a formidable multidisciplinary
challenge. We are living in the "information era", right in the
middle of an information revolution affecting most of the sciences, which among
other conceptual necessities, demands a careful revision of the "logical
core" of our informational relationships with the environment: how the
interpenetration of internal and the external "adjacencies" beget our
reality... Do not miss the book!" Pedro
C. Marijuan, Director - Bioinformation Group, Health Sciences Institute of
Aragon, Zaragoza, Spain, Co-founder of the Foundations of Information Sciences
initiative. "Brenner provides a long overdue up-date of the
original insights of the Franco-Romanian thinker Stéphane Lupasco that
logical features of physical reality force us to revise many of our ontological
commitments. The book includes a substantial overview of both standard and
non-standard logics, but the author emphasizes that his logic differs radically
from all of them. His logic thus has the potential of providing a fresh
perspective on some hitherto puzzling features and conceptual difficulties
associated with current philosophy and science, especially in biology,
cognitive science and cosmology, with implications for systems and complexity
theory." Daniel MacArthur, Assistant
Professor of Philosophy, York University,
Note de l’éditeur
Publication de « Culture
& cultures », sous la direction de Réda Benkirane et
Erica Deuber Ziegler, avant-propos d'Edgar Morin, Gollion: Infolio
éditions / Genève: Musée d'ethnographie, collection tabou
3, (2007).
Ce livre collectif témoigne de l'éclatement
actuel des sens que peut recouvrir la notion de culture et de ce que peut
signifier pour un musée d'ethnographie le fait de traiter de cultures
lointaines et proches à travers des objets et des thèmes
d’ailleurs et d'ici, du passé et du présent. À
quelle culture contribue un musée d’ethnographie en parlant de
ces différentes cultures? Cette quête et cette interrogation interviennent dans
une période de crise où il y a nécessité de
redéfinir, d'une part, la fonction muséographique et, d'autre
part, le travail anthropologique selon des pistes et des champs d'exploration
nouveaux. Culture &
cultures réunit ainsi quinze auteurs qui témoignent de
leurs expériences muséographiques, apportent des
éclairages variés et complémentaires et, enfin, exposent
leurs interprétations qui ne manquent pas, parfois, d’être
divergentes ou concurrentes entre elles.
Note de l’éditeur
Parution
aux éditions Actes Sud du « Syndrome de
Diogène -éloges des vieillesses- », un livre de
Régine Detambel (2007).
La question du vieillissement de
la population en Occident a, entre autres effets, celui de nous obliger
à nous défaire rapidement des idées reçues sur la
vieillesse et, par voie de conséquence, à réviser nombre
de propos conventionnels tenus sur la beauté, les amours ou la sexualité
sénescentes. Au fil de la méditation à laquelle elle se livre
dans cet essai aussi stimulant que subtil, Régine Detambel convoque
à la fois son intime fréquentation de la problématique du
corps et les références que lui prodiguent une vaste
érudition littéraire, pour montrer notamment comment des
créateurs, en offrant à l'humanité des œuvres
majeures conçues dans leur grand âge, nous donnent sans doute,
à travers elles, la seule leçon de vie qui vaille.
Note
de l’éditeur
Parution aux
éditions des Presses Universitaires de L’Université Laval
de « L’être humain, l’animal et la
technique » (sous la direction de
Marie-Hélène Parizeau et Georges Chapouthier). Contributions de
André Beauchamp, Florence Burgat, Georges Chapouthier, Béatrice
de Montera, Sonia Desmoulin, Richard Foltz, Jean-Yves Goffi, Annie Ibrahim, Catherine
Larrère, Dominique Lecourt, Marie-Hélène Parizeau (2007).
La technique
«animalise»-t-elle l’être humain? La technique «humanise»-t-elle
l’animal? Dit autrement, la technique vient-elle
«mélanger» l’être humain et l’animal en
effaçant les repères biologiques et les limites éthiques?
Animaux transgéniques pour les xénogreffes humaines, moutons
et chats clonés, chimères animales issues de cellules souches
embryonnaires humaines, hybrides animal-humain se multiplient depuis une
quinzaine d’années. Ces «animaux-là» sont-ils
des artefacts de laboratoire, des objets brevetables ou des monstres?
À l’opposé des animaux «sauvages» d’une
nature intacte, appartiennent-ils au monde domestiqué de la culture
moderne et de la technique? Ces «animaux-là» nous obligent
à poser la question philosophique de la frontière entre
l’être humain et l’animal. Faut-il sauver la «nature
humaine» et l’essence de l’animal, s’ouvrir à
toutes les transformations d’un post-humanisme ou encore penser une
continuité entre l’être humain et l’animal? Telles
sont les pistes explorées dans cet ouvrage collectif.
Note
de l’éditeur
Parution aux
éditions Des Idées et des Hommes (collection Convictions
Croisées) du livre « Les dialogues stratégiques
– Mieux comprendre la complexité et l’évolution du
monde » sous la direction de Véronique Anger,
préfacé par Joël de Rosnay (2007).
« Les Dialogues
stratégiques. Mieux comprendre la complexité et
l’évolution du monde” est une compilation des textes les
plus marquants publiés dans les publications en ligne « Les
Di@logues Stratégiques » et « Des Idées & des
Hommes » entre 2000 et 2006. Dans cette compilation, articulée
autour de 4 grands thèmes : Penser la Terre, penser l’Humanité,
penser la Science, penser la Spiritualité, le philosophe retrouve
l’économiste ou le biologiste, et la vision de chacun contribue
à éclairer notre avenir en essayant de construire des futurs
possibles. L’idée est de mettre en valeur
l’originalité de chaque intervenant tout en conservant un fil
directeur qui renforce et enrichit chaque témoignage. A travers les
regards croisés d’une trentaine de penseurs-phares issus
d’horizons différents : l’ancien grand Maître du Go
Gilbert Abergel, le professeur Etienne-Emile Baulieu, le grand Rabbin Gilles
Bernheim, le recteur Dalil Boubakeur, la paléoanthropologue Anne
Dambricourt-Malassé, le chef Alain Ducasse, Henri de Grossouvre, le
professeur Axel Kahn, le romancier et consultant en stratégie
internationale Percy Kemp, Monseigneur Stanislas Lalanne, le professeur Luc
Montagnier, le sociologue et philosophe Edgar Morin, le chercheur du MIT
Nicholas Negroponte, l’économiste René Passet,
l’astrophysicien Hubert Reeves, Joël de Rosnay, le fondateur du
« Groupe des 10 » Jacques Robin, l’éditeur
André Schiffrin, l’ancien champion automobile et
député européen Ari Vatanen, le philosophe Patrick
Viveret,… cet ouvrage souhaite apporter un éclairage
transdisciplinaire sur les nouveaux espaces de savoir et les grands enjeux de
société qui fondent les sociétés de demain. Ce
livre exprime une réelle volonté d’interprétation
des changements majeurs scientifiques, technologiques, philosophiques,
spirituels et de leurs impacts sur l’Homme et son évolution. Des
mutations sociales et culturelles, ainsi que de nouvelles connaissances,
émergent. Nous devons les prendre en compte et montrer qu’un autre
monde est possible. ‘Tout le défi de ce livre : aborder les
grandes questions posées par la complexité de monde, tenter de
construire des futurs possibles, tenir compte de la démarche
éthique, et ceci en respectant l'apport de visions différentes
proposées par des professionnels appartenant à des milieux
très divers : haut fonctionnaires, médecins, chercheurs,
philosophes, économistes, prospectivistes, sociologues,
politiques… ‘ Joël de Rosnay ».
Note de l’éditeur.
Parution aux
éditions L’Harmattan du livre « Philosophie des
sciences de la matière » de Ludovic Bot (2007).
« La science a pris
des allures de tour de Babel en s’émiettant en
d’innombrables disciplines sur-spécialisées. Au point qu’on
peut se demander si les scientifiques poursuivent encore un idéal de
connaissance, que l’on prétendait jadis universelle. De fait,
l’aventure scientifique moderne pourrait se terminer de la même
façon que le récit biblique, le brouhaha des langues et l’incapacité
des hommes à se comprendre faisant échec à leur tentative
de toute puissance. Cet éclatement de la connaissance entretient deux
idées qui font notre post-modernité. Il ne serait plus possible
pour un esprit d’aujourd’hui de maîtriser l’essentiel
des connaissances scientifiques de son époque. Et du fait que la
connaissance puisse dépendre de points de vue, nous concluons que les
concepts d’objectivité, de vérité ou
d’universalité n’ont plus d’avenir. Sans prôner
de retour ni à l’encyclopédisme ni au réalisme
naïf, ce livre part du principe que ces deux idées sont
d’abord les conséquences de notre renoncement. Car
l’éclatement de notre connaissance montre davantage les
difficultés du sujet que l’état réel de nos
connaissances. C’est le sujet, c’est-à dire nous, qui
proclamons la synthèse impossible et délaissons la philosophie
comme possible langue commune à toutes les raisons humaines. C’est
donc en s’incluant comme sujet dans la réflexion et en cherchant
l’élargissement philosophique qu’on propose ici une
synthèse des connaissances contemporaines sur la matière. Entre
l’ouvrage de vulgarisation scientifique et l’essai philosophique,
ce livre aidera les étudiants en sciences à se faire une culture
scientifique au-delà des restrictions que trop souvent leurs cursus leur
imposent sous prétexte de professionnalisation et
d’efficacité à court terme. Il aidera également les
étudiants en philosophie ou en sciences humaines désireux
d’intégrer les grands résultats des sciences de la
matière dans leurs réflexions. Par sa volonté de
réconcilier sciences et culture humaniste, le livre s’adresse
également à toute personne consciente qu’il serait
imprudent de se détourner de la science et de ses contenus sous prétexte
d’une nécessaire critique des idéologies scientistes »
.
Note
de l’éditeur.
Parution aux
éditions Edisud du livre « Valéry et la
Méditerranée » sous la direction de Patricia
Signorile (2006).
« L’espace
méditerranéen, qui réunit des cultures typologiquement
différentes a été analysé par Valéry dans
ses œuvres et ses Cahiers. Plusieurs interrogations émergent de
cette réflexion : cet espace peut-il jouer un rôle d'ambition
universelle unissant les Cultures de l’axe Nord à celles du Sud ?
Selon quelles modalités ce rôle peut-il être
précisé théoriquement et pratiquement sans pour autant
sombrer dans des tentatives concrètes d’annexion, de
subordination, de domination ? Les auteurs du présent ouvrage ont
questionné l’œuvre valéryenne et, aujourd’hui
encore, il semblerait que la lecture des Cahiers de Paul Valéry aide
à décrypter l’impact sur notre modernité de cette
Méditerranée qui ne cesse de « montrer le possible ». Co-Auteurs
de l’ouvrage : R. Venture, A. Peire, H. Laurenti, M. Signorile, J-P
Chopin, A. Henry, J-P Chausserie-Laprée, M. Allain-Castrillo, J-L Le
Moigne, M-W Debono, J-M Jacono, P. Signorile, T. Gallibert.
Résumé de
l’éditeur.
Parution aux
éditions Armand Colin du livre de Dominique Laplane « Penser,
c’est à dire ? Enquête neurophilosophique »
(2005).
« Alors que la physique a considérablement fait
évoluer notre vision de la matière, dont la "
dématérialisation " permet de formuler l'hypothèse
selon laquelle l'expérience consciente ferait partie des "
matériaux de l'Univers ". Les apports de la neuropsychologie n'ont
guère été exploités. Pourtant. nombre
d'observations classiques témoignent de l'existence dune pensée
sans langage, véritable référent du langage et gouverneur
de la pensée langagière qui seule est complète. Sur cette
base. analyse à l'appui, on s'aperçoit que bien des questions
posées par le langage. qui restent au centre de la philosophie, se
trouvent extraordinairement éclairées. avec un démenti
frappant à la formule classique " pas de pensée sans langage
" qui transformait ce dernier en un code auto-référentiel.
Le gouvernement de la pensée complète par la pensée sans
langage invite à restituer aux affects leur rôle moteur et la
logique se trouve ramenée au simple rôle d'auxiliaire de la
pensée. Dans le domaine de la conscience, la prise en compte de
données telles que l'auto-désignation des jeunes enfants, les
amnésies massives sans perte d'identité. les états de
" conscience vide ". etc.. plaide pour une relance de la
réflexion. Associant ces bases factuelles indiscutables et la conception
aujourd'hui la plus crédible selon laquelle notre cerveau est un
système auto-référentiel, l'auteur conduit son
enquête et la fait déboucher sur une réflexion sur les
critères du vrai qui renoue avec la grande tradition
spéculative ».
Résumé
de l’éditeur.
Parution aux éditions Albin Michel de l’ouvrage
collectif « De la science à la philosophie : y a-t-il une
unité de la connaissance ? » sous la direction de Michel
Cazenave (2005).
« Dans une
époque où, sous la pression d'une spécialisation de plus
en plus poussée, les savoirs scientifiques ne savent même plus
communiquer entre eux, où le divorce est établi entre la
connaissance scientifique et la connaissance poétique, où les
enseignements de la raison et ceux de l'expérience et de l'intuition
sont considérés comme mutuellement exclusifs, c'était un
défi de vouloir jeter des ponts entre des domaines aujourd'hui
cloisonnés. Vouloir faire dialoguer des cosmologistes et des physiciens,
des philosophes, des psychanalystes, des historiens des religions ou des
spécialistes de la poésie mystique à partir d'une
interrogation commune paraît relever de la transgression. C'est pourtant
ce que cet ouvrage réussit. Les interrogations qui rassemblent les
divers intervenants sont les suivantes : Et si, derrière la diversité
des apparences, derrière la multiplicité des disciplines et des
méthodes, il y avait quand même une unité fondamentale de
la connaissance humaine ?Et si une traversée transdisciplinaire de tous
les champs du savoir, conduite dans l'écoute mutuelle, mais sans aucune
complaisance, et parfois dans la confrontation, nous conduisait malgré
tout vers un point d'unité, si elle permettrait de
réfléchir autrement, de penser et de chercher autrement, bref, de
construire une nouvelle raison et une nouvelle conception du monde qui rendrait
son sens à la vie et sa cohérence à l'univers humain ?
Comme s'il y avait là le programme d'une nouvelle renaissance...
Avec les contributions d e Isabelle Stengers, Roland Goetschel, Dominique
Lambert, Edgar Gunzig, Lambros Couloubaritsis, Michel Cassé, Michel
Bitbol, Michèle Porte, Michel Cazenave ».
Note
de l’éditeur.
Parution aux éditions Albin Michel de «
C.Jung : le divin dans l’homme » Lettres sur les
religions présentées par Michel Cazenave (2005).
« Toute sa vie, Carl
Gustav Jung a travaillé sur les rapports subtils qui lient la
psychologie et le sentiment religieux. Loin de voir dans la religion une
phénomène d'illusion ou une forme sublimée de la
névrose obsessionnelle, il a toujours considéré que la
« fonction religieuse » était constitutive de l'inconscient.
Cherchant à cerner avec le plus de précision possible cette
dimension incontournable de l'âme, il en a décrit les
représentations symboliques encore vivantes dans de nombreuses
traditions spirituelles. Mais il a toujours refusé de se prononcer sur
le « divin en soi », ou sur la vérité de quelque
religion que ce soit. C'est dans sa correspondance que Jung s'est
expliqué le plus clairement sur sa position à la fois rigoureuse
et périlleuse concernant la religion. Ses lettres sur « l'image de
Dieu », sur le christianisme, le judaïsme ou les
spiritualités orientales, rassemblées et présentées
ici par Michel Cazenave, révèlent l'authenticité d'un
scientifique ouvert à l'expérience intérieure. (4eme
de couverture) ».
Résumé de l’éditeur
Parution aux
éditions du Seuil du sixième tome de « La
Méthode » Ethique : un livre d’Edgar Morin (2004).
« Ce sixième et
dernier volume de 'La Méthode' constitue le point d'arrivée de la
grande oeuvre d'Edgar Morin, traduite et reprise en édition de poche
dans de nombreux pays. Cette oeuvre a fait de la complexité un
problème fondamental à élucider et traiter ; depuis, elle
a fait école et suscité un mouvement pour "réformer
la pensée". Si le devoir ne peut se déduire d'un savoir, le
devoir a besoin d'un savoir. La conscience morale ne peut se déduire de
la conscience intellectuelle. Mais elle a besoin de la conscience
intellectuelle, c'est-à-dire de pensée et de
réflexion. En effet, la bonne intention risque de déterminer des
actions mauvaises et la volonté morale d'avoir des conséquences
immorales ».
Résumé de l’éditeur
Parution aux éditions Peter Lang (Collection Philosophia
Naturalis & Geometricalis) de « L’univers sans
repos ou l’essence première du mouvement », un
livre d'Eric Bois (2002).
« L’univers
sans repos tourne autour d’une question centrale : pourquoi
l’univers est-il en mouvement permanent ? Est-ce que son existence
dépend du fait qu’il est précisément en mouvement ?
le questionnement philosophique d’Einstein sur
l’intelligibilité du monde, rejoignant à certains
égard le sentiment aristotélicien sur la signification de la
nature, est re-questionné dans un contexte scientifique et
épistémologique très différent de celui de
l’époque de Descartes, Kant et Laplace. L’interrogation
philosophique sur la nature de l’univers se doit de prendre en compte
l’étude scientifique actuelle sur l’univers de la nature. Il
est notamment question dans cet ouvrage de processus de déploiement des
possibilités dynamiques de la nature, de complexité croissante,
de stabilité structurelle de la matière inerte et animée
... Les résultats des travaux présentés ici conduisent
à redéfinir en profondeur la notion de mouvement comme portant
une racine ontologique que le temps ne connaît pas. C’est alors que
la question de l’origine non assignable de l’univers, qui ne se
résout pas à l’intérieur d’un ordre temporel,
se présente comme une contribution possible à la question confuse
du sens de l’univers, voire à celle de la place de l’homme
dans l’univers. Par cet itinéraire de science et philosophie du
mouvement, et dans une position d’ouverture à
l’altérité de la nature, l’ouvrage développe
les principes d’un univers sans repos. Ces principes d’existence instruisent
le chemin d’une induction métaphysique où
s’éclairent les questions ultimes quant au sens de
l’univers, tout en vérifiant une immanence plénière
de la nature ».
Note de l’éditeur
Parution aux
éditions EDK de l'ouvrage: « Emotion et Musique » édité par
Françoise Russo-Marie et Frédéric Rossille (2000).
« Ce livre comprend
l'intégralité des textes des conférences données
lors du débat présidé par Ruth Scheps qui a suivi le
concert du compositeur Frédéric Rossille (pièces en trio:
piano, violon, violoncelle) le 29 juin 2000 à la Cité
Internationale des Arts de Paris. Cet événement a
été coproduit par les associations Plasticités Sciences
Arts (PSA) et Rencontres Art et Science. Après une préface de
Françoise Russo-Marie et du compositeur, nous entrons dans le monde
saussurien de la signification appliqué au phrasé musical avec un
bel article du chef d'orchestre et professeur à l'Université de
Brasilia Jorge Antunes sur "le sémantème musical". Suit
une incursion dans "l'espace ontologique de la musique et de
l'émotion" réalisée par un ethnomusicologue et
compositeur originaire de Léningrad, Sergueï Belimov, qui
s'interroge sur l'universalité de la musique. Le carrefour suivant est
celui entre l'art et la science. Il sera brillamment engagé par le
médecin Christian Manuel qui décrit "la musique vue du
cerveau" et les différentes sortes de représentations du
percept musical: neuronale, mentale, lexicale et sémantique. Continuons
notre route en abordant "l'émotion et la musique
sacrée" dans l'histoire Occidentale grâce à la
musicologue Sylvie Nicephor, puis "la sublimation pure" que Gabriel
Fauré fait naître en nous grâce au talent de la
psychanalyste belge Lili De Vooght. La magie se transporte alors vers l'art théâtral
nippon du XVème siècle dans lequel la compositrice japonaise
Hisako Ito nous plonge à l'aide d'extraits sonores et d'un
témoignage vivant sur la musique de Nô. Enfin, le livre
s'achève sur un essai très fouillé de
Frédéric Rossille qui nous conte "la musique de nos
émotions" sous tous ses angles: culturel, technique, intime,
esthétique, sacré, avant d'atteindre la dimension du
mystère et l'expérience de l'unité que l'art peut
engendrer ». L'ouvrage est proposé à un tarif préférentiel
pour les membres de PSA aux éditions EDK: 10, villa d'Orléans
75014 Paris en le spécifiant.
Note de lecture de Marc-Williams Debono
Parution aux
éditions La Nuée Bleue de « La légende maudite
du vingtième siècle », un livre d'Anne Dambricourt
préfacé par René Lenoir, Paris (2000).
« Cet ouvrage relate
à la fois la découverte de la contraction crânio-faciale,
le véritable "procès en sorcellerie" qui a suivi, et
les engagements profonds de l'auteur en tant que femme et écrivain. La
découverte scientifique en elle-même a des implications majeures,
car elle décrit la détermination et la stabilité du
processus de l'hominisation crânio-faciale dès
l'embryogenèse avec un recul de 60 millions d'années, heurtant de
plein fouet les dogmes du tout hasard. D'où la virulence des attaques
néodarwinistes. Nous mettrons l'accent quant à nous, non pas sur
ces polémiques, qui nous semblent démesurées et
stériles, mais sur le fond. Les lecteurs relèveront
d'eux-mêmes qu'il n'est jamais question dans ce livre d'être pour
ou contre Darwin, que la sélection naturelle et l'oeuvre de Darwin n'y
sont nullement remis en cause, que le débat est ailleurs. Des
présupposés ? On en trouverait dans chaque camp. Michel Cazenave
dit très justement à ce propos que "toute science...est
déjà relative à un état de culture et à une
conception donnée du monde". Une histoire, un engagement
religieux ou politique ? Qui est exempt ou peut se dire neutre dans
l'élaboration d'une découverte ? Certainement pas Newton ou
Einstein. Non, le fond du débat réside dans ce que le sujet, les
origines de l'homme, est forcément brûlant, d'autant plus que
c'est une femme revendiquant un statut non schizophrène qui en est le
porte drapeau. Elle dit à plusieurs reprises clairement que "la
pensée scientifique n'est pas inféodée à la foi, et
la foi n'est pas le monopole d'une religion, elle n'est pas monopole tout
simplement..." ou (...) "la découverte scientifique est
une réponse humaine à une interrogation humaine, elle fonde de
nouvelles questions qui vont à la fois dans le sens de la
métaphysique et de la découverte scientifique, l'une accompagne
l'autre. Elles ne se détruisent pas et ne sont pas
inféodées l'une à l'autre. Ce n'est pas la science qui
pose une question "métaphysique", la "science ne pense
pas". C'est un scientifique, qui avec sa conscience ontologique, se pose
des questions sur le sens de sa découverte." En effet, il ne
faut pas confondre les niveaux de réalité, et le parcours d'Anne
Dambricourt est exemplaire sur ce point, car il montre que toute
objectivité pure est vaine, et à quel point tout amalgame est
dangereux. Certains chercheurs s'interrogent sur le sens de leurs
découvertes, d'autres pas, mais l'homme est un. A partir du moment
où il n'y a ni falsification ni détournement des faits ou
observations scientifiques, et tel est le cas, puisque Anne n'a pas
hésité à soumettre ses travaux à la critique
scientifique, dont certains, et non des moindres, comme Y. Coppens et R. Thom,
n'ont pas manqué de relever l'importance, tout chercheur est
fondé lorsqu'il refuse d'être coupé en morceaux. Ainsi, le
combat singulier d'Anne l'a conduit a découvrir la contraction
crânio-faciale (alors qu'elle était athée), à
confronter ses théories aux pensées de Teilhard de Chardin du
fait de la filiation historique entre la Fondation du même nom et le
Muséum National d'Histoire Naturelle, à utiliser pour la
première fois la théorie des systèmes dynamiques pour
formaliser ses observations neuroanatomiques chez les primates et
l'orthopédie dento-maxillo-faciale pour les concrétiser, et enfin
à prendre peu à peu conscience du sens de la foi, de
l'altérité, du rôle de la femme et de la mère, aussi
bien dans sa destinée que dans celle des hommes. Il est vrai qu'il y a
de quoi décontenancer les esprits purement cartésiens et irriter
certains idéologues. Rappelons cependant que d'autres découvreurs
comme Poincaré, Hadamard, Kepler, Schrodinger, Bohr, Newton et Darwin
lui-même, ont clairement confié leurs propres doutes, croyances,
émotions et interrogations profondes. En d'autres temps, Bruno a
été brûlé pour son engagement ! Que reste-t-il de
leur passage, ce sont des applications brutes, mais surtout les implications de
leurs découvertes, dont Kuhn montre bien l'importance en terme de
changement de paradigme (ce qui pourrait être le cas pour les théories
de l'évolution). Ainsi la science académique a-t-elle
occulté le rôle qu'a joué l'alchimie dans la
découverte de Newton sur la gravité. Ainsi, et dans un registre
différent, mais qui conduit encore aujourd'hui à certains
grincements de dents, le passé d'aquarelliste de Pasteur n'a-t-il fait
que peu de vagues. Ainsi, pour prendre des exemples contemporains, le
cosmologue Luminet de poétiser sa quête de l'univers sans le moins
du monde entacher la rationalité de ses découvertes scientifiques
ou le philosophe Bergson de donner à réfléchir à
des physiciens comme Prigogine. Toute vraie intuition ou découverte est
inséparable d'une histoire singulière (fut-elle tortueuse) dans
un temps singulier (contexte socio-historique). Elle a sa logique propre. La
suprématie des faits, qu'elle soit issue d'observations fines de la
matière ou d'un processus logico-déductif dont la dernière
étincelle (l'intuition) fait mouche, finit toujours par éclater
au grand jour. La sélection naturelle en est d'ailleurs un des meilleurs
exemples. Ces considérations illustrent parfaitement la position
éthique de PSA, à savoir une attitude pragmatique et ouverte,
aucun esprit d'école (nous sommes autant opposés au sectarisme et
au mécanicisme qu'au finalisme et au créationnisme), aucune
idéologie (la liberté d'entreprendre et d'être sans
à priori), un plaidoyer pour le décloisonnement des disciplines
(notamment au carrefour entre l'art, la philosophie et les sciences, sans pour
autant que ces disciplines soient confondues), et enfin le refus de fragmenter
l'être et la connaissance. Il était important de le dire, et
l'événement que constitue la sortie du livre d'Anne Dambricourt
nous le permet.
Note de lecture de M-W Debono
Parution aux éditions Aubin (Collection Sciences et
spiritualité, épistémologie) de « L’Ere
des Plasticiens » - De nouveaux hommes de
science face à la poésie du monde -, un livre de
Marc-Williams Debono, St Etienne, 1996.
« L'assomption scientifique du réel ne serait-elle
pas moins justifiée que celle de sa "préhension"
poétique ? Le fonctionnement du cerveau en tant que
représentation du monde n'est-il-pas assujetti à ma vision
singulière de ce monde ? Les constantes alphabétiques du langage
conscient comme du code génétique ne sont-elles pas garantes,
à l'image des fractales de Mandelbrot, de la diversité
d'expression comme de l'unicité du vivant ? Enfin, n'est-ce pas d'un
troisième terme (l'état T, du tiers inclus décrit par
Lupasco) qui annihile toute logique binaire, dont on aurait besoin afin de dépasser
l'apparente contradiction physico-consciencielle ? Cet ouvrage présente
une nouvelle logique évolutive, de nouveaux hommes, les plasticiens,
qui, dès à présent, et plus encore demain, baliseront ces
espaces frontaliers où chacun ne se reconnaît pas tout à
fait encore, mais perçoit les enjeux d'une remise en question radicale
du cloisonnement entre les disciplines. Plus simplement, le plasticien veut
sans a priori faire l'expérience de la réalité. En effet,
toutes les approches scientifiques développées dans ce livre
peuvent être lues isolément ou dans un cadre d'analyse plus vaste,
où la fonction de la plasticité apparaît comme fondatrice.
Prenons la morphogenèse, ce peut être un isolat auto
organisé, ou au contraire révéler le contenu
générique d'un processus global. Prenons la plasticité
synaptique, ce peut être uniquement un phénomène de
stabilisation sélective des réseaux, ou au contraire un indice
d'interactivité fine entre l'organe (morpho- et épigenèse
neurale), la fonction (plasticité cognitive) et le tiers (environnement,
interface cerveau/esprit). Prenons encore l'approche onto- et
phylogénétique des espèces, elle peut être
gouvernée par la seule logique aléatoire ou au contraire
révéler des failles de raisonnement importantes négligeant
tout des strates embryologiques ou des macroévolutions majeures. Dans ce
cadre, la théorie de la plasticité, telle que je la
conçois, loin de ne signifier qu'une esthétique fonctionnelle,
devrait avoir un rôle prégnant dans l'évolution, puisqu'il
ne s'agit plus de raisonner en terme d'adaptation, mais de devenir plastique
d'une espèce, d'une matière, d'une forme par rapport à la
mémoire de sa propre configuration structurelle. Il devient donc
impérieux d'adopter une attitude de recherche nouvelle, où l’interactivité
des systèmes de codes puisse s'exprimer, et où la plastique,
qui tend à renaître en Occident, apparaisse avec sa logique
dynamique propre. Dans ce but, il faudra réunir deux conditions: tout
d’abord que la science défriche cette métaplasticité
universelle, ensuite qu’une éducation sémantique
inspirée des percepts poétiques, une plastique des mots,
accompagne nécessairement cette refonte de perspectives. C'est à
ce prix que les idées-forces de cet essai, comme la reconnaissance d'une
aire commune du langage entre le poète et l'homme de science, ou la nature temporelle de la conscience imaginale
(liée à l'acte de création ou d'individuation), pourront
s'imposer ».
Résumé
abrégé de l’ouvrage
Parution aux éditions Albin Michel du
livre « Sciences et Imaginaire » dirigé par
Ilke Angela Marechal, Paris, 1994.
La
tradition occidentale depuis Descartes a tendu à bannir de
manière radicale l'imagination, la "folle du logis", du champ
de l'activité scientifique, oeuvre exclusive de la raison. Pourtant,
à la suite des travaux précurseurs de Koyré et des
études novatrices de Gerald Holton, force est de constater que cette
vision tenait moins à la vérité historique qu'à une
reconstruction idéale et a posteriori de l'aventure scientifique.
Désormais, de nombreux chercheurs et épistémologues -
notamment à partir des exemples de Kepler ou de Newton - en conviennent:
l'imagination joue un rôle fondamental dans les recherches scientifiques.
Inversement, beaucoup d'artistes de notre temps, renouant ainsi avec l'esprit
de la Renaissance, s'intéressent de très près aux grandes
découvertes de la science et reconnaissent l'influence que celles-ci ont
pu exercer sur leur création. Ce constat d'interdépendance
soulève de multiples questions. De quel ordre sont les rapports que la
science entretient avec l'imaginaire ? Jusqu'à quel point un tel
dialogue peut-il se nouer sans qu'il y ait confusion ? Pour y répondre,
cet ouvrage collectif a réuni les réflexions d'intellectuels
renommés, scientifiques, philosophes ou écrivains, parmi lesquels
Hubert Reeves et Michel Cassé, astrophysiciens ; J. D. Vincent,
neurobiologiste ; Alain Connes, mathématicien (médaille Fields) ;
Roberto Juarroz, poète ; Michèle Montrelay, psychanalyste ; ou
Carl Friedrich von Weizsäcker, philosophe et physicien.
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