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Books
Published
(
“
« Transdiciplinarity: Theory and Practice » edited by Basarab
Nicolescu, Hampton
Press, Cresskill -
« Logic in
Reality»
by Joseph
E. Brenner at
Springer-Verlag Editions, 2008.
« Les
théories du langage au XXème
siècle. De la biologie à la dialogique. » by Paul Ghilsl, Academia Bruylant, 2008.
« Le syndrome
de Diogène » by Régine
Detambel, Actes Sud, 2007.
« L’être
humain, l’animal et la technique » directed
by Marie-Hèlène
Parizeau and Georges Chapouthier,
Les presses de L’Université Laval, Quebec, 2007.
« Les
dialogues stratégiques » sous la direction de
Véronique Anger, Des Idées et des
Hommes 2007.
« Philosophie
des sciences de la matière » by Ludovic Bot,
L’Harmattan 2007.
« Queimado por Azul » by
Ana Leonor Madeira Rodrigues,
Assirio & Alvim 2007.
« Valéry et la
méditerranée » directed
by Patricia Signorile, Edisud
2006.
« Penser,
c'est-à-dire ? » Neurophilosophical Inquiry
by Dominique Laplane, A. Colin 2005.
« De
la science à la philosophie : y a-t-il une unité de la
connaissance ? » directed by Michel Cazenave, Albin Michel, 2005.
« La Méthode VI - Ethique »
by Edgar Morin, Le Seuil 2004.
« L’Univers sans repos » by Eric Bois, Peter Lang Ed.,
2002.
« Emotion and Music »,
edited by Françoise Russo-Marie & Frédéric
Rossille, EDK 2000,
a referring paper is available in La lettre du
Musicien, 2001.
Musical Works of Jean-Jacques
Werner
« La légende
maudite du vingtième siècle » by Anne Dambricourt,
la Nuée Bleue 2000.
« Transdisciplinarity »,
1st World Congress at Arràbida (
«
L’Ere des Plasticiens» by M-W Debono, Aubin Ed. 1996.
(still
not translated: please use Google translator)
Publication of the book: « Transdisciplinarity :
Theory and Practice » directed by Basarab Nicolescu
at
In this fascinating volume, the contributors make it very clear that far
from being a faddish and superficial phenomenon, transdisciplinarity
is potentially the foundation for a new, and much needed, approach to inquiry. Transdisciplinarity goes beyond the dualism of opposing
binary pairs: subject/object, subjectivity/objectivity, matter/consciousness,
nature/divine, simplicity/complexity, reductionism/holism, diversity/unity
which have marked the history of ideas for millennia. Because transdisciplinarity is radical, in the sense that is goes
to the roots of knowledge, and questions our way of thinking and our
construction and organization of knowledge. It requires a discipline of
self-inquiry that integrates the knower in the process of knowing. Nicolescu's vision of transdisciplinarity,
and that of the international contributors to this volume, goes beyond cognicentrism and the focus on analytic intelligence to
propose a new type of intelligence that reflects a harmony between mind,
feelings, and body.
Contents: Foreword, Alfonso
Montuori. In Vitro and In
Vivo Knowledge--Methodology of Transdisciplinarity,
Basarab Nicolescu. The Reform of Thought, Transdisciplinarity,
and Reform of the University, Edgar Morin. Transdisciplinarity
and the Plight of Education, Giuseppe Del Re. Transdisciplinarity,
a Path toward Peace: An Impossible Interview with a Poet, Antonella
Verdiani. The Hidden Hand between
Poetry and Science, Michel Camus. Levels of Being and Reality--Ancient Indian Perspective, Kesiraju Venkata Raju. Where Are You Based ?
Jan Visser. Towards an
All-Embracing Optimism in the Realm of Being and Doing, Maria de Mello. Transdisciplinarity and a More Meaningful Past, Donald A. Yerxa. Perception of Time and Continuity
of Development in Transdisciplinarity Perspective of
Cultural Heritage, Paulius Kulikauskas.
Prologemena for a Transdisciplinarity Approach to
Esotericism, Karen-Claire Voss. Transnational Society as a Reasonable Utopia, Paul Ghils.
On the Transmutation of "Violence" into Creative
Energy, Jean-Francois Malherbe and Claude Liberson. Ethics and the Interplay
between the Logic of the Excluded Middle and the Logic of the Included Middle,
Diane Laflamme. The Logic of
Transdisciplinarity, Joseph E. Brenner. Transdisciplinarity Approach in Therapy, Roberto Crema.
Transdisciplinarity: A New Approach to Metadynamics and Consciousness, Marc-Williams Debono. Scientific Research,
Fragmentation, and Self-Awareness, Richard Welter. The Social
Construction of Biotechnology: A Transdisciplinarity
Approach, E. Haribabu. Transdisciplinarity Potentials of
Information, Marilena Lunca.
Transdisciplinarity Interface in Cyberspace, Rene Berger. On Connection and
Community: Transdisciplinarity and the Arts, Rosemary
Ross Johnston. Design Studies: A Transdisciplinarity
Perspective, Francois-Xavier Nzi iyo
Nsenga. Is Transdisciplinarity
a New Learning Paradigm for the Digital Age? Ron Burnett.
Editor Note & Link where you can buy the book
Publication of the
book: “ Logic in Reality ” by Joseph
E. Brenner at Springer-Verlag Editions (2008).
"Logic and metaphysics
are intimately connected, as major philosophers such as Kant and Wittgenstein
have always been aware. Moreover, there is no reason to believe that
contemporary views in logic and metaphysics do full justice to either topic.
Brenner’s book, Logic in Reality,
presents a distinctive picture of logic, metaphysics, and their
inter-connection. Drawing on Stéphane Lupasco’s notion of a T-state, a sui generis, quasi-physical state
emergent between opposites, Brenner provides a theory of scope that matches
some of the classics of 19th century Dialectics. His book serves as a timely
reminder that speculative philosophy can, and perhaps even should, strive to go
beyond the bounds of current orthodoxies." Graham Priest, The University of
Editor Note
Parution aux
éditions Academia Bruylant
(collection Science, éthique & société) du
livre : « Les théories du langage au XXème
siècle. De la biologie à la dialogique », un livre de Paul Ghils (2008).
Au début du 21e
siècle, les questions fondamentales posées par les grandes
écoles linguistiques du siècle passé restent actuelles
dans les sciences du langage, les philosophies du langage et les sciences
humaines. Les théories liées au substrat biologique du langage,
aux conditions de la communication, au statut des langues dans
l’imaginaire des communautés, aux mécanismes logiques
qu’elles mettent en oeuvre, à la traduction des cultures dans le
cadre dialogal et interculturel comme à leur
affrontement rhétorique trouvent dans les écoles linguistiques
des réponses diverses, sinon contradictoires. Leurs
présupposés posent la question de leur compatibilité et de
la possibilité d’une science globale du langage. Les diverses
théories proposent par ailleurs des conceptions du sujet, de la
pensée, de la société, des interactions langagières
qui mettent en lumière l’instabilité des frontières
disciplinaires et l’inachèvement de la modernité. La
possibilité d’une conception intégrative du langage et
d’une épistémologie plurielle est à ce titre
liée aux interrogations politiques et éthiques du devenir humain
dans ses expressions les plus contemporaines.
Note de l’éditeur
Parution aux
éditions Actes Sud du « Syndrome de Diogène -éloges des vieillesses- », un livre de Régine Detambel
(2007).
La question du
vieillissement de la population en Occident a, entre autres effets, celui de
nous obliger à nous défaire rapidement des idées
reçues sur la vieillesse et, par voie de conséquence, à
réviser nombre de propos conventionnels tenus sur la beauté, les
amours ou la sexualité sénescentes. Au fil de la méditation
à laquelle elle se livre dans cet essai aussi stimulant que subtil,
Régine Detambel convoque à la fois son
intime fréquentation de la problématique du corps et les
références que lui prodiguent une vaste érudition
littéraire, pour montrer notamment comment des créateurs, en
offrant à l'humanité des œuvres majeures conçues dans
leur grand âge, nous donnent sans doute, à travers elles, la seule
leçon de vie qui vaille.
Note
de l’éditeur
Parution aux
éditions des Presses Universitaires de L’Université Laval
de « L’être humain, l’animal et
la technique » (sous la direction de
Marie-Hélène Parizeau et Georges Chapouthier).
Contributions de André Beauchamp, Florence Burgat,
Georges Chapouthier, Béatrice de Montera,
Sonia Desmoulin, Richard Foltz, Jean-Yves Goffi, Annie Ibrahim, Catherine Larrère,
Dominique Lecourt, Marie-Hélène
Parizeau (2007).
La technique
«animalise»-t-elle l’être humain? La technique «humanise»-t-elle
l’animal? Dit autrement, la technique vient-elle
«mélanger» l’être humain et l’animal en
effaçant les repères biologiques et les limites éthiques?
Animaux transgéniques pour les xénogreffes humaines, moutons
et chats clonés, chimères animales issues de cellules souches
embryonnaires humaines, hybrides animal-humain se
multiplient depuis une quinzaine d’années. Ces
«animaux-là» sont-ils des artefacts de laboratoire, des
objets brevetables ou des monstres? À l’opposé des animaux
«sauvages» d’une nature intacte, appartiennent-ils au monde
domestiqué de la culture moderne et de la technique? Ces
«animaux-là» nous obligent à poser la question philosophique
de la frontière entre l’être humain et l’animal.
Faut-il sauver la «nature humaine» et l’essence de
l’animal, s’ouvrir à toutes les transformations d’un
post-humanisme ou encore penser une continuité entre l’être
humain et l’animal? Telles sont les pistes explorées dans cet
ouvrage collectif.
Note
de l’éditeur
Parution aux
éditions Des Idées et des Hommes (collection Convictions
Croisées) du livre « Les dialogues stratégiques
– Mieux comprendre la complexité et l’évolution du
monde » sous la direction de Véronique Anger,
préfacé par Joël de Rosnay (2007).
« Les Dialogues
stratégiques. Mieux comprendre la complexité et
l’évolution du monde” est une compilation des textes les
plus marquants publiés dans les publications en ligne « Les
Di@logues Stratégiques » et « Des Idées & des
Hommes » entre 2000 et 2006. Dans cette compilation, articulée
autour de 4 grands thèmes : Penser la Terre, penser
l’Humanité, penser la Science, penser la Spiritualité, le
philosophe retrouve l’économiste ou le biologiste, et la vision de
chacun contribue à éclairer notre avenir en essayant de
construire des futurs possibles. L’idée est de mettre en valeur
l’originalité de chaque intervenant tout en conservant un fil
directeur qui renforce et enrichit chaque témoignage. A travers les
regards croisés d’une trentaine de penseurs-phares issus
d’horizons différents : l’ancien grand Maître du Go
Gilbert Abergel, le professeur Etienne-Emile
Baulieu, le grand Rabbin Gilles Bernheim, le recteur Dalil
Boubakeur, la paléoanthropologue Anne Dambricourt-Malassé, le chef Alain Ducasse, Henri de
Grossouvre, le professeur Axel Kahn, le romancier et
consultant en stratégie internationale Percy Kemp, Monseigneur Stanislas
Lalanne, le professeur Luc Montagnier, le sociologue
et philosophe Edgar Morin, le chercheur du MIT Nicholas
Negroponte, l’économiste René
Passet, l’astrophysicien Hubert Reeves,
Joël de Rosnay, le fondateur du « Groupe
des 10 » Jacques Robin, l’éditeur André Schiffrin, l’ancien champion automobile et
député européen Ari Vatanen, le philosophe Patrick Viveret,… cet ouvrage souhaite apporter un
éclairage transdisciplinaire sur les nouveaux espaces de savoir et les
grands enjeux de société qui fondent les sociétés
de demain. Ce livre exprime une réelle volonté
d’interprétation des changements majeurs scientifiques,
technologiques, philosophiques, spirituels et de leurs impacts sur
l’Homme et son évolution. Des mutations sociales et culturelles,
ainsi que de nouvelles connaissances, émergent. Nous devons les prendre
en compte et montrer qu’un autre monde est possible. ‘Tout le
défi de ce livre : aborder les grandes questions posées par la
complexité de monde, tenter de construire des futurs possibles, tenir
compte de la démarche éthique, et ceci en respectant l'apport de
visions différentes proposées par des professionnels appartenant
à des milieux très divers : haut fonctionnaires, médecins,
chercheurs, philosophes, économistes, prospectivistes, sociologues,
politiques… ‘ Joël de Rosnay ».
Note de l’éditeur.
Parution aux
éditions L’Harmattan du livre « Philosophie des
sciences de la matière » de Ludovic Bot (2007).
« La science a pris des allures de tour de Babel en
s’émiettant en d’innombrables disciplines sur-spécialisées. Au point qu’on peut se
demander si les scientifiques poursuivent encore un idéal de
connaissance, que l’on prétendait jadis universelle. De fait,
l’aventure scientifique moderne pourrait se terminer de la même
façon que le récit biblique, le brouhaha des langues et
l’incapacité des hommes à se comprendre faisant
échec à leur tentative de toute puissance. Cet éclatement
de la connaissance entretient deux idées qui font notre
post-modernité. Il ne serait plus possible pour un esprit
d’aujourd’hui de maîtriser l’essentiel des connaissances
scientifiques de son époque. Et du fait que la connaissance puisse
dépendre de points de vue, nous concluons que les concepts
d’objectivité, de vérité ou
d’universalité n’ont plus d’avenir. Sans prôner
de retour ni à l’encyclopédisme ni au réalisme
naïf, ce livre part du principe que ces deux idées sont
d’abord les conséquences de notre renoncement. Car
l’éclatement de notre connaissance montre davantage les
difficultés du sujet que l’état réel de nos
connaissances. C’est le sujet, c’est-à
dire nous, qui proclamons la synthèse impossible et délaissons la
philosophie comme possible langue commune à toutes les raisons humaines.
C’est donc en s’incluant comme sujet dans la réflexion et en
cherchant l’élargissement philosophique qu’on propose ici
une synthèse des connaissances contemporaines sur la matière.
Entre l’ouvrage de vulgarisation scientifique et l’essai
philosophique, ce livre aidera les étudiants en sciences à se
faire une culture scientifique au-delà des restrictions que trop souvent
leurs cursus leur imposent sous prétexte de professionnalisation et
d’efficacité à court terme. Il aidera également les
étudiants en philosophie ou en sciences humaines désireux
d’intégrer les grands résultats des sciences de la
matière dans leurs réflexions. Par sa volonté de
réconcilier sciences et culture humaniste, le livre s’adresse
également à toute personne consciente qu’il serait
imprudent de se détourner de la science et de ses contenus sous
prétexte d’une nécessaire critique des idéologies
scientistes » .
Note
de l’éditeur.
Parution aux
éditions Edisud du livre
« Valéry et la Méditerranée » sous
la direction de Patricia Signorile (2006).
« L’espace
méditerranéen, qui réunit des cultures typologiquement
différentes a été analysé par Valéry dans
ses œuvres et ses Cahiers. Plusieurs interrogations émergent de
cette réflexion : cet espace peut-il jouer un rôle d'ambition
universelle unissant les Cultures de l’axe Nord à celles du Sud ?
Selon quelles modalités ce rôle peut-il être
précisé théoriquement et pratiquement sans pour autant
sombrer dans des tentatives concrètes d’annexion, de
subordination, de domination ? Les auteurs du présent ouvrage ont
questionné l’œuvre valéryenne et, aujourd’hui
encore, il semblerait que la lecture des Cahiers de Paul Valéry aide
à décrypter l’impact sur notre modernité de cette
Méditerranée qui ne cesse de « montrer le possible ». Co-Auteurs de
l’ouvrage : R. Venture, A. Peire, H. Laurenti, M. Signorile, J-P
Chopin, A. Henry, J-P Chausserie-Laprée, M. Allain-Castrillo, J-L Le Moigne,
M-W Debono, J-M Jacono, P. Signorile, T. Gallibert.
Résumé de
l’éditeur.
Parution aux éditions Armand Colin du
livre de Dominique Laplane « Penser,
c’est à dire ? Enquête neurophilosophique »
(2005).
« Alors que la physique a considérablement
fait évoluer notre vision de la matière, dont la "
dématérialisation " permet de formuler l'hypothèse
selon laquelle l'expérience consciente ferait partie des "
matériaux de l'Univers ". Les apports de la neuropsychologie n'ont
guère été exploités. Pourtant. nombre
d'observations classiques témoignent de l'existence dune pensée
sans langage, véritable référent du langage et gouverneur
de la pensée langagière qui seule est complète. Sur cette
base. analyse à l'appui, on s'aperçoit
que bien des questions posées par le langage. qui
restent au centre de la philosophie, se trouvent extraordinairement
éclairées. avec un démenti
frappant à la formule classique " pas de pensée sans langage
" qui transformait ce dernier en un code auto-référentiel.
Le gouvernement de la pensée complète par la pensée sans
langage invite à restituer aux affects leur rôle moteur et la
logique se trouve ramenée au simple rôle d'auxiliaire de la
pensée. Dans le domaine de la conscience, la prise en compte de
données telles que l'auto-désignation des jeunes enfants, les
amnésies massives sans perte d'identité. les
états de " conscience vide ". etc.. plaide pour une relance de la réflexion. Associant
ces bases factuelles indiscutables et la conception aujourd'hui la plus
crédible selon laquelle notre cerveau est un système auto-référentiel, l'auteur conduit son
enquête et la fait déboucher sur une réflexion sur les
critères du vrai qui renoue avec la grande tradition
spéculative ».
Résumé
de l’éditeur.
Parution aux éditions
Albin Michel de l’ouvrage collectif « De la science à la
philosophie : y a-t-il une unité de la
connaissance ? » sous la direction de Michel Cazenave (2005).
«
Dans une époque où, sous la pression d'une spécialisation
de plus en plus poussée, les savoirs scientifiques ne savent même
plus communiquer entre eux, où le divorce est établi entre la
connaissance scientifique et la connaissance poétique, où les
enseignements de la raison et ceux de l'expérience et de l'intuition
sont considérés comme mutuellement exclusifs, c'était un
défi de vouloir jeter des ponts entre des domaines aujourd'hui
cloisonnés. Vouloir faire dialoguer des cosmologistes et des physiciens,
des philosophes, des psychanalystes, des historiens des religions ou des
spécialistes de la poésie mystique à partir d'une
interrogation commune paraît relever de la transgression. C'est pourtant
ce que cet ouvrage réussit. Les interrogations qui rassemblent les
divers intervenants sont les suivantes : Et si, derrière la
diversité des apparences, derrière la multiplicité des
disciplines et des méthodes, il y avait quand même une
unité fondamentale de la connaissance humaine ?Et si une
traversée transdisciplinaire de tous les champs du savoir, conduite dans
l'écoute mutuelle, mais sans aucune complaisance, et parfois dans la
confrontation, nous conduisait malgré tout vers un point d'unité,
si elle permettrait de réfléchir autrement, de penser et de
chercher autrement, bref, de construire une nouvelle raison et une nouvelle
conception du monde qui rendrait son sens à la vie et sa
cohérence à l'univers humain ? Comme s'il y avait là le
programme d'une nouvelle renaissance...
Avec les contributions d e Isabelle Stengers,
Roland Goetschel, Dominique Lambert, Edgar Gunzig, Lambros Couloubaritsis, Michel Cassé, Michel Bitbol, Michèle Porte, Michel Cazenave ».
Note de l’éditeur.
Parution aux éditions Albin Michel de
«C.Jung : le divin dans
l’homme » Lettres sur les religions choisies et
présentées par Michel Cazenave (2005).
« Toute sa vie, Carl
Gustav Jung a travaillé sur les rapports subtils qui lient la
psychologie et le sentiment religieux. Loin de voir dans la religion une
phénomène d'illusion ou une forme sublimée de la
névrose obsessionnelle, il a toujours considéré que la
« fonction religieuse » était constitutive de l'inconscient.
Cherchant à cerner avec le plus de précision possible cette
dimension incontournable de l'âme, il en a décrit les
représentations symboliques encore vivantes dans de nombreuses
traditions spirituelles. Mais il a toujours refusé de se prononcer sur
le « divin en soi », ou sur la vérité de quelque
religion que ce soit. C'est dans sa correspondance que Jung s'est
expliqué le plus clairement sur sa position à la fois rigoureuse
et périlleuse concernant la religion. Ses lettres sur « l'image de
Dieu », sur le christianisme, le judaïsme ou les
spiritualités orientales, rassemblées et présentées
ici par Michel Cazenave, révèlent
l'authenticité d'un scientifique ouvert à l'expérience
intérieure. (4eme de couverture) ».
Résumé
de l’éditeur
Parution aux
éditions du Seuil du sixième tome de «La
Méthode » Ethique : un livre d’Edgar Morin (2004).
« Ce sixième et dernier volume de
'La Méthode' constitue le point d'arrivée de la grande oeuvre
d'Edgar Morin, traduite et reprise en édition de poche dans de nombreux
pays. Cette oeuvre a fait de la complexité un problème
fondamental à élucider et traiter ; depuis, elle a fait
école et suscité un mouvement pour "réformer la
pensée". Si le devoir ne peut se déduire d'un savoir, le
devoir a besoin d'un savoir. La conscience morale ne peut se déduire de
la conscience intellectuelle. Mais elle a besoin de la conscience
intellectuelle, c'est-à-dire de
pensée et de réflexion. En effet, la bonne intention
risque de déterminer des actions mauvaises et la volonté morale
d'avoir des conséquences immorales ».
Résumé
de l’éditeur
Parution aux éditions Peter Lang
(Collection Philosophia Naturalis
& Geometricalis) de
« L’univers sans
repos ou l’essence première du mouvement », un
livre d'Eric Bois (2002).
« L’univers
sans repos tourne autour d’une question centrale : pourquoi
l’univers est-il en mouvement permanent ? Est-ce que son existence
dépend du fait qu’il est précisément en mouvement ?
le questionnement philosophique d’Einstein sur
l’intelligibilité du monde, rejoignant à certains
égard le sentiment aristotélicien sur la signification de la
nature, est re-questionné dans un contexte scientifique et
épistémologique très différent de celui de
l’époque de Descartes, Kant et Laplace. L’interrogation
philosophique sur la nature de l’univers se doit de prendre en compte
l’étude scientifique actuelle sur l’univers de la nature. Il
est notamment question dans cet ouvrage de processus de déploiement des
possibilités dynamiques de la nature, de complexité croissante,
de stabilité structurelle de la matière inerte et animée
... Les résultats des travaux présentés ici conduisent
à redéfinir en profondeur la notion de mouvement comme portant
une racine ontologique que le temps ne connaît pas. C’est alors que
la question de l’origine non assignable de l’univers, qui ne se
résout pas à l’intérieur d’un ordre temporel,
se présente comme une contribution possible à la question confuse
du sens de l’univers, voire à celle de la place de l’homme
dans l’univers. Par cet itinéraire de science et philosophie du
mouvement, et dans une position d’ouverture à
l’altérité de la nature, l’ouvrage développe
les principes d’un univers sans repos. Ces principes d’existence
instruisent le chemin d’une induction métaphysique où
s’éclairent les questions ultimes quant au sens de
l’univers, tout en vérifiant une immanence plénière
de la nature ».
Note de l’éditeur
Parution aux éditions EDK de l'ouvrage:
« Emotion et Musique » édité
par Françoise Russo-Marie et
Frédéric Rossille (2000).
« Ce livre comprend
l'intégralité des textes des conférences données
lors du débat présidé par Ruth Scheps
qui a suivi le concert du compositeur Frédéric Rossille (pièces en trio: piano, violon,
violoncelle) le 29 juin 2000 à la Cité Internationale des Arts de
Paris. Cet événement a été coproduit par les
associations Plasticités Sciences Arts (PSA) et Rencontres Art et
Science. Après une préface de Françoise Russo-Marie et du compositeur, nous entrons dans le monde
saussurien de la signification appliqué au phrasé musical avec un
bel article du chef d'orchestre et professeur à l'Université de
Brasilia Jorge Antunes sur "le
sémantème musical". Suit une incursion dans "l'espace
ontologique de la musique et de l'émotion" réalisée
par un ethnomusicologue et compositeur originaire de Léningrad,
Sergueï Belimov, qui s'interroge sur
l'universalité de la musique. Le carrefour suivant est celui entre l'art
et la science. Il sera brillamment engagé par le médecin
Christian Manuel qui décrit "la musique vue du cerveau" et les
différentes sortes de représentations du percept musical:
neuronale, mentale, lexicale et sémantique. Continuons notre route en
abordant "l'émotion et la musique sacrée" dans
l'histoire Occidentale grâce à la musicologue Sylvie Nicephor, puis "la sublimation pure" que Gabriel
Fauré fait naître en nous grâce au talent de la
psychanalyste belge Lili De Vooght. La magie se
transporte alors vers l'art théâtral nippon du XVème
siècle dans lequel la compositrice japonaise Hisako
Ito nous plonge à l'aide d'extraits sonores et
d'un témoignage vivant sur la musique de Nô. Enfin, le livre
s'achève sur un essai très fouillé de
Frédéric Rossille qui nous conte
"la musique de nos émotions" sous tous ses angles: culturel,
technique, intime, esthétique, sacré, avant d'atteindre la
dimension du mystère et l'expérience de l'unité que l'art
peut engendrer ». L'ouvrage est proposé à un tarif
préférentiel pour les membres de PSA aux éditions EDK: 10,
villa d'Orléans 75014 Paris en le spécifiant.
Note de lecture de Marc-Williams Debono
Parution
aux éditions La Nuée Bleue de « La légende
maudite du vingtième siècle », un livre d'Anne Dambricourt préfacé par René Lenoir (2000).
« Cet
ouvrage relate à la fois la découverte de la contraction crânio-faciale, le véritable
"procès en sorcellerie" qui a suivi, et les engagements
profonds de l'auteur en tant que femme et écrivain. La découverte
scientifique en elle-même a des implications majeures, car elle décrit
la détermination et la stabilité du processus de l'hominisation crânio-faciale dès l'embryogenèse avec
un recul de 60 millions d'années, heurtant de plein fouet les dogmes du
tout hasard. D'où la virulence des attaques néodarwinistes.
Nous mettrons l'accent quant à nous, non pas sur ces polémiques,
qui nous semblent démesurées et stériles, mais sur le
fond. Les lecteurs relèveront d'eux-mêmes qu'il n'est jamais
question dans ce livre d'être pour ou contre Darwin, que la
sélection naturelle et l'oeuvre de Darwin n'y sont nullement remis en
cause, que le débat est ailleurs. Des présupposés ? On en
trouverait dans chaque camp. Michel Cazenave dit
très justement à ce propos que "toute science...est
déjà relative à un état de culture et à une
conception donnée du monde". Une histoire, un engagement
religieux ou politique ? Qui est exempt ou peut se dire neutre dans
l'élaboration d'une découverte ? Certainement pas Newton ou
Einstein. Non, le fond du débat réside dans ce que le sujet, les
origines de l'homme, est forcément brûlant, d'autant plus que
c'est une femme revendiquant un statut non schizophrène qui en est le
porte drapeau. Elle dit à plusieurs reprises clairement que "la
pensée scientifique n'est pas inféodée à la foi, et
la foi n'est pas le monopole d'une religion, elle n'est pas monopole tout
simplement..." ou (...) "la découverte scientifique est
une réponse humaine à une interrogation humaine, elle fonde de
nouvelles questions qui vont à la fois dans le sens de la métaphysique
et de la découverte scientifique, l'une accompagne l'autre. Elles ne se
détruisent pas et ne sont pas inféodées l'une à
l'autre. Ce n'est pas la science qui pose une question
"métaphysique", la "science ne pense pas". C'est un
scientifique, qui avec sa conscience ontologique, se pose des questions sur le
sens de sa découverte." En effet, il ne faut pas confondre les
niveaux de réalité, et le parcours d'Anne Dambricourt
est exemplaire sur ce point, car il montre que toute objectivité pure
est vaine, et à quel point tout amalgame est dangereux. Certains
chercheurs s'interrogent sur le sens de leurs découvertes, d'autres pas,
mais l'homme est un. A partir du moment où il n'y a ni falsification ni
détournement des faits ou observations scientifiques, et tel est le cas,
puisque Anne n'a pas hésité à soumettre ses travaux
à la critique scientifique, dont certains, et non des moindres, comme Y.
Coppens et R. Thom, n'ont pas manqué de relever l'importance, tout
chercheur est fondé lorsqu'il refuse d'être coupé en
morceaux. Ainsi, le combat singulier d'Anne l'a conduit a découvrir la
contraction crânio-faciale (alors qu'elle
était athée), à confronter ses théories aux
pensées de Teilhard de Chardin du fait de la filiation historique entre
la Fondation du même nom et le Muséum National d'Histoire
Naturelle, à utiliser pour la première fois la théorie des
systèmes dynamiques pour formaliser ses observations neuroanatomiques
chez les primates et l'orthopédie dento-maxillo-faciale
pour les concrétiser, et enfin à prendre peu à peu
conscience du sens de la foi, de l'altérité, du rôle de la
femme et de la mère, aussi bien dans sa destinée que dans celle
des hommes. Il est vrai qu'il y a de quoi décontenancer les esprits
purement cartésiens et irriter certains idéologues. Rappelons
cependant que d'autres découvreurs comme Poincaré, Hadamard,
Kepler, Schrodinger, Bohr, Newton et Darwin
lui-même, ont clairement confié leurs propres doutes, croyances,
émotions et interrogations profondes. En d'autres temps, Bruno a
été brûlé pour son engagement ! Que reste-t-il de
leur passage, ce sont des applications brutes, mais surtout les implications de
leurs découvertes, dont Kuhn montre bien l'importance en terme de
changement de paradigme (ce qui pourrait être le cas pour les
théories de l'évolution). Ainsi la science académique
a-t-elle occulté le rôle qu'a joué l'alchimie dans la
découverte de Newton sur la gravité. Ainsi, et dans un registre
différent, mais qui conduit encore aujourd'hui à certains
grincements de dents, le passé d'aquarelliste de Pasteur n'a-t-il fait
que peu de vagues. Ainsi, pour prendre des exemples contemporains, le
cosmologue Luminet de poétiser sa quête
de l'univers sans le moins du monde entacher la rationalité de ses
découvertes scientifiques ou le philosophe Bergson de donner à
réfléchir à des physiciens comme Prigogine. Toute vraie
intuition ou découverte est inséparable d'une histoire
singulière (fut-elle tortueuse) dans un temps singulier (contexte socio-historique).
Elle a sa logique propre. La suprématie des faits, qu'elle soit issue
d'observations fines de la matière ou d'un processus logico-déductif
dont la dernière étincelle (l'intuition) fait mouche, finit
toujours par éclater au grand jour. La sélection naturelle en est
d'ailleurs un des meilleurs exemples. Ces considérations illustrent
parfaitement la position éthique de PSA, à savoir une attitude
pragmatique et ouverte, aucun esprit d'école (nous sommes autant
opposés au sectarisme et au mécanicisme qu'au finalisme et au
créationnisme), aucune idéologie (la liberté
d'entreprendre et d'être sans à priori), un plaidoyer pour le
décloisonnement des disciplines (notamment au carrefour entre l'art, la
philosophie et les sciences, sans pour autant que ces disciplines soient confondues),
et enfin le refus de fragmenter l'être et la connaissance. Il
était important de le dire, et l'événement que constitue
la sortie du livre d'Anne Dambricourt nous le permet.
Note de lecture de M-W Debono
Parution aux éditions Aubin (Collection
Sciences et spiritualité, épistémologie) de
« L’Ere des Plasticiens » - De nouveaux hommes de science face à la poésie du monde - : un livre de Marc-Williams Debono (1996).
« L'assomption scientifique
du réel ne serait-elle pas moins justifiée que celle de sa
"préhension" poétique ? Le fonctionnement du cerveau en
tant que représentation du monde n'est-il-pas
assujetti à ma vision singulière de ce monde ? Les constantes
alphabétiques du langage conscient comme du code génétique
ne sont-elles pas garantes, à l'image des fractales de Mandelbrot, de la
diversité d'expression comme de l'unicité du vivant ? Enfin,
n'est-ce pas d'un troisième terme (l'état T, du tiers inclus
décrit par Lupasco) qui annihile toute logique
binaire, dont on aurait besoin afin de dépasser l'apparente contradiction
physico-consciencielle ? Cet ouvrage présente
une nouvelle logique évolutive, de nouveaux hommes, les plasticiens,
qui, dès à présent, et plus encore demain, baliseront ces
espaces frontaliers où chacun ne se reconnaît pas tout à
fait encore, mais perçoit les enjeux d'une remise en question radicale
du cloisonnement entre les disciplines. Plus simplement, le plasticien veut
sans a priori faire l'expérience de la réalité. En effet,
toutes les approches scientifiques développées dans ce livre
peuvent être lues isolément ou dans un cadre d'analyse plus vaste,
où la fonction de la plasticité apparaît comme fondatrice.
Prenons la morphogenèse, ce peut être un isolat auto
organisé, ou au contraire révéler le contenu
générique d'un processus global. Prenons la plasticité
synaptique, ce peut être uniquement un phénomène de
stabilisation sélective des réseaux, ou au contraire un indice
d'interactivité fine entre l'organe (morpho- et épigenèse
neurale), la fonction (plasticité cognitive) et le tiers (environnement,
interface cerveau/esprit). Prenons encore l'approche onto- et
phylogénétique des espèces, elle peut être
gouvernée par la seule logique aléatoire ou au contraire
révéler des failles de raisonnement importantes négligeant
tout des strates embryologiques ou des macroévolutions majeures. Dans ce
cadre, la théorie de la plasticité, telle que je la
conçois, loin de ne signifier qu'une esthétique fonctionnelle,
devrait avoir un rôle prégnant dans l'évolution, puisqu'il
ne s'agit plus de raisonner en terme d'adaptation, mais de devenir plastique
d'une espèce, d'une matière, d'une forme par rapport à la
mémoire de sa propre configuration structurelle. Il devient donc
impérieux d'adopter une attitude de recherche nouvelle, où l’interactivité
des systèmes de codes puisse s'exprimer, et où la plastique,
qui tend à renaître en Occident, apparaisse avec sa logique
dynamique propre. Dans ce but, il faudra réunir deux conditions: tout
d’abord que la science défriche cette métaplasticité
universelle, ensuite qu’une éducation sémantique
inspirée des percepts poétiques, une plastique des mots,
accompagne nécessairement cette refonte de perspectives. C'est à
ce prix que les idées-forces de cet essai, comme la reconnaissance d'une
aire commune du langage entre le poète et l'homme de science, ou la nature temporelle de la conscience imaginale
(liée à l'acte de création ou d'individuation), pourront
s'imposer ».
Résumé
abrégé de l’ouvrage